Les contenus de la presse, une drogue quotidienne – Utile ?

Comme chaque jour, surtout les matins, je vais faire la tournée des popotes. Comprenez : Je parcours les titres des journaux sur Internet et je m’arrête sur ce qui suscite mon intérêt.

 

On arrive assez vite à saturation vu les dizaines d’articles, mais on trie ce qui est le plus important pour s’en imprégner, et on laisse de côté les articles de remplissage, ainsi que ceux destinés à des lecteurs tout venant venus là pour le gossip et les thèmes sans intérêt. Mon approche de ce genre d’exercice s’apparente à celui qui va se faire bronzer et sait limiter son temps d’exposition avant de courir le risque de revenir brûlé par un coup de soleil. Ou encore à celui qui va manger un repas de fête, et sait s’arrêter avant l’indigestion.

En plus s’exposer trop aux contenus des journaux nous fout habituellement le bourdon…Ça nous est arrivé à tous un jour ou l’autre.

 

Je connais des gens qui ne lisent pas du tout les journaux. En général ce sont les plus heureux, souriants, décontractés, paisibles. Aussi je me demande pourquoi je le fais. Pourquoi m’infuser ce poison qui me rend souvent amer, et qui ne m’est pas imposé. Une flagellation, une activité imposée par rien, que dictée par le besoin de me tenir au courant et d’avoir souvent le plaisir d’écrire un billet ravageur. Car il y a besoin, pas comme d’une drogue dure mais un besoin, comme jouer une partie d’échec en ligne, ou m’exprimer face à un lectorat, en digérant une info et en la restituant commentée par moi. Fierté mal placée, agressivité en réaction au processus nociceptif, recherche de la castagne et désir de contrer un auteur pourri d’un article pourri, une revanche sur un système pourri.

Les contenus des journaux sont des inspirations, puisées dans la vie des sociétés humaines, souvent sens dessus dessous, où les luttes, ou pire, se produisent. Il faudrait avoir le courage de couper ce cordon ombilical et se réfugier dans sa bulle, préservé et hors d’atteinte.

Se retirer du monde, s’exclure, redevenir inopérant, accepter son retrait et son silence, se taire refuser d’exister. Ne serait-ce pas non plus le pire des choix ? Un peu mourir avant l’heure.

 

ALgarath

 

 

 

 

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