Jonathan Livingstone, un livre vendu en 1972 des millions de copies par le monde

Je ne l’ai pas en français, mais en anglais, et je mets le PDF ici. Je commence à vous raconter l’histoire. Avec « love of 7 dolls » de Paul Gallico et « l’étranger » d’Albert Camus ainsi que « le matin des magiciens » on a le billet gagnant !

 

Jonathan : un résumé de l’histoire

 

Le livre est divisé en trois parties. Dans la première, le lecteur fait la connaissance d’un jeune goéland qui passe ses journées entières à voler pour le plaisir. Jonathan cherche à améliorer ses techniques, tente par tous les moyens imaginables d’aller toujours plus vite, et n’a aucun autre intérêt. Son attitude rebelle provoque le désarroi des autres goélands, y compris celui de ses parents. Jonathan aime tellement voler qu’il en oublie même de manger! Ses proches s’inquiètent, et le questionnent sur ce qu’il fait de ses journées, car il n’est pas avec eux à chercher de la nourriture. Il répond simplement que c’est plus fort que lui, que quelque chose le pousse à apprendre à mieux voler. Pour cet oiseau, la vie ne se résume pas à se battre, manger et dormir. Jonathan est persuadé qu’il y a un sens à la vie, et que la raison d’être de l’existence, c’est le vol. Pour rassurer ses parents, et faire plaisir aux autres goélands, Jonathan cesse de pratiquer le vol en solitaire, et promet de « se comporter à l’instar des autres goélands »16. Cependant, il ne lui faut pas beaucoup de temps pour ressentir à nouveau ce besoin d’apprendre. Il a l’impression que quelque chose ne va pas, qu’il perd un temps précieux qui aurait été mieux investi à répéter des techniques de vol. En peu de temps,

Jonathan se retrouve à nouveau seul, à voler toujours plus haut. C’est à coups d’essai, et surtout d’erreurs, qu’il arrive à exécuter des prouesses, et il en tire un bonheur immense qu’il

veut partager avec le reste de son clan. Avec ces découvertes, il sera dorénavant plus facile

pour eux de voler, et de se procurer de la nourriture. Pour Jonathan, il s’agit d’une bonne

nouvelle. Il pense que les autres goélands comprendront enfin que la vie a un sens : celui

d’apprendre et d’être libre. Ils prendront conscience de leur vraie nature, et « [sortiront] de

leur ignorance » . Au moment où Jonathan retourne auprès des siens pour leur enseigner ce

qu’il a découvert, le Grand Conseil ne lui laisse pas le temps de s’exprimer, et lui reproche son

manque de conformisme. Jonathan est trop différent; il ne suit pas la norme de son clan. Les

valeurs et les priorités des goélands sont concrètes et immédiates: se nourrir et survivre. Pour

Jonathan, la vie est autre chose: voler, être libre, et apprendre tout ce qu’il y a à apprendre. Le

Grand Conseil décide donc de rompre le lien de fraternité, et de l’exiler. Au début, Jonathan

est attristé. Mais il peut à présent voler comme il le désire. Il oublie rapidement l’affront. Il est

cependant déçu que les autres se refusent à croire en « la gloire du vol » . Désormais seul, Jonathan peut se concentrer et se perfectionner. Chaque jour, il apprend un peu plus, et s’améliore en un temps record. Un jour, deux goélands volant avec grâce s’approchent de lui, et lui demandent s’il désire apprendre encore plus. Bien entendu, Jonathan est intrigué, et repart avec eux au loin.

La deuxième partie du livre porte sur des expériences toujours plus inédites. Jonathan voit son corps se transformer au fur et à mesure qu’il apprend et progresse. Tout en perfectionnant ses techniques de vol, il apprend les raisons profondes de cet entraînement : prendre conscience de sa vraie nature et de sa capacité illimitée d’apprendre. Au moyen d’exercices physiques, il repousse une à une les limites de son corps, pour finalement comprendre qu’il n’en a aucune. En réalité, pour un goéland, voler est tout simplement naturel. L’entraînement est uniquement une question d’utilisation et d’amélioration des moyens que la nature lui a donnés pour se perfectionner. Jonathan devient à son tour un oiseau rempli de grâces, et arbore désormais un plumage « d’une éclatante blancheur ».

Jonathan est heureux, car il est entouré de goélands qui, comme lui, ne vivent que pour l’amour du vol. Par contre, il est incapable d’oublier son ancienne patrie. Il aurait tant aimé convaincre ses amis qu’ils sont libres eux aussi! C’est en cela que Jonathan n’est pas comme les autres goélands : il n’a pas oublié son ancien monde. Le maître du groupe d’exilés, Chiang, prend alors Jonathan sous son aile et en fait son élève particulier. C’est auprès de ce maître que Jonathan découvre ce que signifie « être sans limites ». Avec l’aide de Chiang, il réussit finalement à effectuer le vol parfait : le vol à la vitesse de la pensée, aussi appelé l’omniprésence. Pour réussir ce vol, Chiang lui explique qu’il doit « cesser de se considérer lui-même comme pris au piège d’un corps limité par les trois dimensions » . Avant de quitter ce monde, Chiang explique à Jonathan qu’il doit à présent enseigner ce qu’il a compris et expérimenté, et qu’il doit « continuer à étudier l’Amour » . Ayant atteint cet état, Jonathan peut lui aussi transmettre ses connaissances. Avec le temps, la nostalgie le rattrape, et il désire retourner sur terre pour aider ses anciens camarades. La seconde partie de l’histoire se termine au moment où Jonathan fait la rencontre d’un jeune goéland fraîchement exclu de son clan : Fletcher le Goéland. Ce jeune rebelle est aigri, et Jonathan lui explique que les goélands terrestres ne sont pas prêts à comprendre l’importance de l’étude du vol. Jonathan commence donc l’entraînement de Fletcher…

La troisième et dernière partie s’ouvre sur une séance quotidienne d’entraînement de Jonathan avec ses élèves. Fletcher, le meilleur élève de Jonathan, se démarque nettement des autres. En les observant, Jonathan comprend mieux ce que son maître voulait dire quand il lui disait de pratiquer l’Amour : Jonathan aussi aime ses élèves, et leur enseigne à son tour qu’ils doivent se « libérer des chaînes que sont les pensées qui retiennent [le] corps prisonnier » . Quand les élèves les plus habiles du groupe sont prêts, ils accompagnent Jonathan, et retournent sur terre.

Un à un, les goélands terrestres sont impressionnés, et s’approchent pour apprendre comment voler avec autant d’agilité, et ce, malgré l’interdiction formelle du Grand Conseil.

Un jour, un terrible accident se produit : Fletcher entre en collision avec un rocher. Croyant être mort, il parle avec Jonathan, qui lui explique que la mort n’existe pas. Fletcher a seulement sauté d’un monde inférieur à un autre plus élevé. Fletcher le Goéland a maintenant le choix : il peut revenir aider les goélands moins évolués, ou poursuivre sa propre évolution. Fletcher décide alors de retourner auprès des siens. Les autres goélands, qui ont été témoins de cette « mort » subite, sont pris de panique quand ils voient Fletcher revenir à la vie. Les deux amis disparaissent dans le tumulte, et Jonathan quitte ensuite définitivement leur monde. L’histoire se termine sur une séance d’entraînement, où Fletcher le maître enseigne à ses nouveaux élèves comment repousser les limites du corps physique.

jonathan livingston

42 visiteurs

Aucun commentaire

Écrire un commentaire