De la bascule à la kermesse le 1erMai, de la kermesse au G7, et à la peur à nouveau

La manifestation du 1erMai a été un échec. Tel, qu’à la fin de la manifestation un Gilet Jaune dit à Branco : « Ça se termine en kermesse ». Pourquoi est-ce arrivé ?

 

Les Gilets Jaunes ont fait majoritairement peur au pouvoir, vu leur capacité à le faire trembler. Or, ce sont les syndicats qui ont négocié le tracé de la manifestation du 1erMai. Ce tracé fut le fruit d’une traîtrise des syndicats envers les Gilets Jaunes et en complicité avec le pouvoir, une route de la manifestation qui devait être monstre, éloignée de ce fait des points redoutés par la macronie.

On a vu une fois de plus que les syndicats sont les affidés fidèles du pouvoir. Je pense que beaucoup ici le savent. En des termes plus secs, les Gilets Jaunes se sont fait baiser le 1erMai.

Expérience à ne pas renouveler.

 

Notons que les syndicats ont plié leurs positions et rangé leurs banderoles, comme si, au motif qu’ils se sont pris des coups par la police et du gaz en pleine poire. Même Martinez, ce con de vendu, s’est plaint alors qu’il avait rempli son rôle vis à vis du pouvoir qui le tient par les couilles. Ceci a été fait sciemment pour casser la fête et faire de ce 1erMai un échec de revendications populaires.

À ces mots, honteux et confus, il jura mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus (dixit le mouvement des Gilets Jaunes)

 

Les Gilets Jaunes ont tant appris déjà. La collusion de la traîtrise des syndicats avec le pouvoir, qui a été mis à jour le 1erMai de façon éclatante pour qui sait lire entre les lignes, n’est qu’une péripétie.

Les Gilets Jaunes n’arrêtent pas de progresser et dans la direction qu’il faut. Une révolution c’est un mouvement et un mouvement ça bouge, ça progresse, ça avance. Pas toujours en accélération, mais jamais à l’arrêt, jamais à la mort.

La volonté est là, et il convient que le pouvoir ait toujours aussi peur qu’à la fin 2018, alors qu’on le sait le Médef et les oligarques demandaient à Macron de céder, ce qu’il fit, blanc de peur, liquide devant les caméras de télévision, livide et pétochard.

Les Black Blocs ne sont pas venus le 1erMai

 

Vous en êtes vous rendus compte, au moins ? Ils ne sont pas venus exprès  car eux ont senti le piège à cons. Mais, tenez, je vous fais ma petite prédiction :

Vous regarderez le 45èmesommet du G7 à Biarritz, qui se tient en Nouvelle-Aquitaine du 25 au 27 Août 2019.

 

Eh bien si le grand Manitou, Dieu et les autres idoles connues, les tutti quanti qui nous observent du ciel, des planètes sidérales, du Paradis et de l’Enfer ne lâchent rien, cette réunion va être infestée de Black Blocs. Du jamais vu, et un pouvoir qui va trembler. On va voir comment les Gilets Jaunes vont jouer le coup. Ce sera un test, si vous voulez deviner où tout ça va.

Nous ne pouvons, à notre niveau, qu’observer sans rien inciter

 

Des dizaines de milliers de personnes sont à la manœuvre pour continuer l’érosion et les coups de boutoir à ce pouvoir indigne. Ce sont eux qui détiennent les clés de la bascule, pour que les manifestations de révolte ne s’apparentent plus jamais à une kermesse.

Plus que jamais la machine infernale, un agrégat assez bien huilé de Gilets Jaunes, d’Ultra Jaunes, de Black Blocs, nourris à la source du Comité Invisible, observée et partiellement instrumentalisée par des puissances occultes, qu’elles soient politiques, idéologiques ou de pouvoir, cette machine infernale est encore notre espoir.

 

ALgarath

Écrivain, journaliste politique, polémiste, simple citoyen engagé, et retraité en sursis, financier

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3 Commentaires
  • ErJiEff
    Publié à 17:19h, 15 mai Répondre

    Pas vraiment un échec.

    Juan Branco avait annoncé sur un live YouTube une arrivée massive de BBlocs.
    Tout le monde se préparait à une confrontation décisive, à commencer par… Castaner.

    Résultat : les violences policières ont démarré dès le début, de la manif, sans la moindre opposition.
    Le pouvoir s’est couvert de honte, avec en prime la ridicule « affaire » de la Pitié Salpêtrière.
    Le samedi suivant, paisiblement protégés par des gendarmes, les GJ s’en sont donné à cœur-joie, le mouvement continuait son irréversible progression, la violence policière s’est retrouvée à l’index.

    Pour ce qui est des syndicats, rien d’anormal à leur « trahison », l’idée du ralliement d’un mouvement qui veut abolir le système représentatif avec des corps intermédiaires qui en vivent et s’en réclament est une absurdité sans nom.

    Et précisément le 1er mai l’aura démontré et fait tomber les masques pour tous ceux qui y croyaient encore.
    Ni partis politiques, ni syndicats, ni associations citoyennes ; l’insurrection jusqu’au 1er RIC, point-barre.

    Pas vraiment un échec, plutôt un succès a contrario ; la leçon mérite d’être retenue.

  • algarath
    Publié à 17:31h, 15 mai Répondre

    Pas un échec dans le sens où les BB ont feinté le pouvoir je pense, ils n’ont jamais vraiment voulu venir selon moi et même Branco a feinté aussi.
    Ceci dit bien sûr seulement le RIC va tout changer. Les politiques, syndicats et tutti quanti on démontré depuis plus de 40 ans leur impéritie soudoyée.

  • Philippe
    Publié à 02:47h, 16 mai Répondre

    Et puis il ya eu le défilé de l’UPR pour le Frexit qui s’est déroulée dans le calme avec environ 5000 sympatisants.
    Mais personne n’en a parlé.
    Le boycott d’Asselineau n’est pas un mythe, c’est une réalité
    Le Frexit est interdit de débat, comme l’Euro.

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