Européennes : tiens, la Macronie nous refait le coup du « nous ou le chaos »

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  • Catalan
    Publié à 11:42h, 08 mai Répondre

    Le prochain rendez-vous électoral est effectivement une échéance importante, non pas en elle-même (le parlement européen n’a guère de pouvoirs), mais dans la mesure où elle pourrait constituer, juste avant les congés estivaux, un tournant décisif pour le mouvement des Gilets Jaunes, en tout cas pour l’élan historique du 17 novembre.

    Mais avant, je voudrais préciser que je consulte depuis longtemps votre site et que, jusqu’à présent, je m’étais abstenu du moindre commentaire, car certains parti-pris -en faveur de ou contre machin- me prenaient parfois à rebrousse-poil, jusqu’à quelques jours en arrière où j’ai constaté, à l’occasion du phénomène Juan Branco, que vous étiez capable de faire marche arrière (sur une période de deux ans, on retrouve, me semble-t-il, le même processus à l’égard de François Asselineau). Cela m’a rassuré et donc incité à proposer quelques commentaires. Mais je vous rassure immédiatement : si je considère la période politique actuelle comme déterminante pour l’avenir proche des GJ, ce qui justifie mes bafouilles, je ne compte pas du tout jouer, en toute modestie, bien sûr, aux Macron ou aux Branco, c’est-à-dire à ces petits et juvéniles génies (j’ai passé l’âge de la jeunesse), arrivés de nulle part et qui nous expliquent brillamment combien tout était laid hier et combien tout sera beau et plus gentil demain si on les suit. Je ne tarderai donc pas à me cantonner à nouveau à une lecture, sans objecter par écrit.

    J’en viens donc à ce que je souhaitais partager avec vous aujourd’hui, en prenant un peu d’altitude par rapport aux pas de deux pré-électoraux.
    J’ai pris connaissance d’un sondage exécuté les 5 et 6 mai sur les élections européennes et j’ai essayé d’analyser les chiffres affichés. Oh bien sûr, on objectera, non sans quelques bonnes raisons, que ces sondages sont en partie influencés par ceux qui détiennent le pouvoir et par ses faire-valoir (les « grands » merdias de désinformation systématique détenus pas une dizaine d’oligarques). Mais je pense, malgré tout, que des tendances lourdes se dégagent. Et elles nous disent des choses, même s’il y a un biais qui tient à la manière avec laquelle j’ai opéré des regroupements ou j’ai négligé certaines positions ; notamment celles des listes GJ et Divers, car je ne parvenais pas à les identifier clairement au plan idéologique :
    => Le centre néo-libéral (LREM, LR et l’UDI) recueillerait environ 37 à 38% des voix.
    => La gauche dite démocratique (des trotskystes aux écologistes, en passant par les gauches culturelles) réaliseraient encore 29 à 30% des voix.
    => La droite dite démocratique (en y incluant l’UPR et les Patriotes, ce qui n’est pas forcément évident) totaliserait environ 28 et 29% des voix.
    => Les européistes déclarés et assumés, même quand ils se déclarent en faveur d’une réforme des institutions européennes pour les rendre plus efficientes (une antienne qui ne parvient à circonvenir que les sourds et muets, ou les croyants) totaliseraient 60% des voix, alors que les anti-UE seraient cantonnés à environ 40% des intentions de vote, l’UPR étant toujours plafonnée à 1%, mais là on peut légitimement douter de l’objectivité du travail de l’institut de sondage.

    Quelles conclusions peut-on en tirer, en tout cas quelles conclusions j’en tire ? Après six mois de luttes sociales extrêmement décapantes au plan politique :
    – Le score des partis républicains traditionnels reste bien élevé. Le parti « Les Républicains » n’en finit pas de mourir et de renaître de ses cendres. Il constitue un obstacle important à la nécessaire recomposition politique française, sachant que même si le PS semble, quant à lui, en voie de marginalisation, les listes Hamon-Glucksmann-Bellamy-Lagarde (l’ancienne majorité UMPS) totalisent encore 23% des intentions de votes. Ce n’est pas rien ; ça contrebalance le poids du RN, sans même compter LREM.
    – Le RN profite assez peu d’un contexte assez favorable -son score étant assez stable sur les cinq dernières années-, car il paye d’une certaine manière le prix de sa stratégie de dédiabolisation, tandis que LFI paye au comptant ses extravagances ou sa stratégie souterraine de blocage politique (son idéologie foncièrement anti-populiste). Je ne suis pas loin de penser que si Georges Marchais pouvait revenir parmi nous, il pulvériserait Marine Le Pen et Mélenchon réunis.
    – Malgré toutes les tares de l’actuelle Union européenne, relevées tant par des économistes sérieux (la majorité d’entre eux ne sont que des charlatans qui réfléchissent en bande organisée ou des idéologues qui parfois s’ignorent) que par les Gilets Jaunes, 60 % des électeurs croient encore que ce machin a de l’avenir. Avouez que ça relativise fortement l’objectif de cantonner LREM à une deuxième position, derrière vraisemblablement le RN. Si j’étais Macron, je ferais ressortir ce chiffre de 60%, pour affirmer haut et fort qu’une majorité de français est bien favorable, malgré des nuances ici ou là, à une consolidation de l’Union européenne atlantiste et néo-libérale. L’échec et mat nous pend au nez.
    – Alors, bien sûr, il reste les 50 à 60% d’électeurs qui ne se déplaceront pas, soit parce qu’ils ne croient plus au levier démocratique, soit parce que tout ça est trop complexe et les dépasse (et on fait tout pour qu’ils aient ce ressenti), soit parce qu’ils préfèrent vivre dans un monde de bisounours (le fameux « soyons positifs » pour mieux vivre allongés). Mais nous savons, aujourd’hui plus encore qu’hier, que la légitimité démocratique (sous-entendu électorale), surtout quand elle est manipulée, est un argument juridico-illégitime qui autorise les gouvernements du front républicain à massacrer les éléments les plus combatifs et bien-voyants du peuple.

    On peut donc réagir de deux façons à ces résultats :
    1. allons cultiver notre petit potager (si on en a un), car décidément les français sont majoritairement de vieux crétins, des veaux, des péteux, des munichois. Ce n’est pas totalement faux, mais, d’abord, le peuple ne recoupe pas forcément l’ensemble formé par les habitants ou les électeurs de la France, et surtout comme disait Maurras : le désespoir en politique est une sottise absolue.
    2. ce n’est pas par le processus électoral que nous parviendrons à nous sortir de la dramatique situation dans laquelle nous nous trouvons, dramatique au plan économique (le désastre du capitalisme monopolistique d’État sans frontière), financier (le désastre de l’endettement), social (la coupure nette entre la France d’en haut et celle d’en bas), spirituel (la dévirilisation nihiliste de l’homme européen et plus largement occidental), au plan civilisationnel (l’immigration de masse menée depuis des décennies est un décapant mortifère et polémique, au sens grec de polémos, guerre).

    Je terminerai cette réflexion au sujet des élections européennes et des élections en général, en émettant un jugement qui ne manquera pas de faire grincer les dents des gentils islamo-gauchistes : il est aisément admis aujourd’hui que l’immigration a été conçue, d’abord, comme la recherche d’une main-d’œuvre bon marché qui puisse faire baisser le coût salarial du travailleur français (d’origine, s’entend) et donc faire remonter le taux de profit du capital en voie de baisse tendancielle depuis des décennies, et, ensuite, comme une démarche de captation-consolidation à long terme du pouvoir politique de la gauche démocratico-culturelle (la démocratie contre la révolution et la culture ou le sociétal contre le social) ; le cercle d’influence Terra Nova en est un exemple aberrant, mais emblématique.
    Je précise que, même si je ne sous-estime pas du tout les conséquences du grand remplacement, je ne me sens pas pour autant prêt à m’inscrire dans un combat frontal avec les « nouveaux naturalisés », car je pense que la politique est un billard à trois bandes, sur laquelle il faut toujours poser un regard acéré, afin d’éviter de se laisser embarquer dans des combats qui arrangeraient plus d’autres que nous. Je crains, en effet et aussi, d’autres influences étrangères qui pourraient avoir intérêt à une confrontation entre français laïco-chrétiens et musulmans.
    En clair, les immigrés francisés, par la grâce des intérêts économiques et des partis luttant pour conserver le pouvoir, se sentent, pour l’instant, plus proches de ceux qui leur ont permis de débarquer en France et qui développent à leur intention des théories plaisantes à leurs oreilles, mais qui constituent aujourd’hui un véritable obstacle à un changement réellement démocratique de la France. Demain, soit le peuple français parviendra à reprendre sa souveraineté, vraisemblablement par la force, et il devra alors faire virilement le ménage, tout en laissant la porte ouverte à ceux qui sont prêts à construire l’avenir avec nous, soit le peuple français sera complètement submergé, indiennisé, ce qui n’empêchera pas, pour autant, ces français d’origine immigrée de régler leurs comptes à ceux pour qui ils votent majoritairement aujourd’hui. Mais ce n’est pas sûr, car il ne faut pas sous-estimer, tant s’en faut, la puissance financière et la folie des réseaux mondialistes (ce que j’ai désigné, hier, sous le terme de mondial-fascisme, qui est un terme en trompe-l’œil, car la formule valait surtout dans son sens courant, c’est-à-dire totalitaire).

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