Dans une interview au “Figaro”, Gérard Larcher affirme que s’ouvre désormais “l’acte II” du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Si ça peut nous aider à prendre conscience des enjeux considérables de la sortie du « grand débat » pour le pouvoir, le Président du Sénat alerte sur le risque considérable pris par Macron.

 

Le Sénat, une fois encore, est du côté du Peuple, hé oui il faut le souligner.

Quitte ou double pour Emmanuel Macron ? Le chef de l’Etat est attendu au tournant, tout comme les annonces qu’il doit prononcer pour clôturer le grand débat national et ce n’est pas Gérard Larcher qui dira le contraire. Interrogé dans Le Figaro ce samedi 13 avril, le président du Sénat affirme qu’Emmanuel Macron « n’aura pas de seconde chance » alors que s’ouvre pour lui « l’acte II de son quinquennat ». En première ligne tout au long du grand débat, Emmanuel Macron revient sur le devant de la scène alors que les Français attendent des réponses concrètes à la crise sociale actuelle.

Gérard Larcher salue d’ailleurs « nos concitoyens qui ont participé avec beaucoup de sincérité et de responsabilité ». Il se montre moins tendre avec le président qui, selon lui, ne pourra pas apporter des réponses « uniquement cosmétiques ou purement institutionnelles ». « Il faudra faire preuve de pédagogie dans ses choix, présenter un calendrier et une méthode. Les Français ont besoin de méthode et de rassemblement, d’un nouveau souffle et pas de ‘coups’ », prévient Gérard Larcher.

« Ce n’est pas un grand sondage »

 

Estimant auprès du Figaro que le débat est « un succès quantitatif », le président du Sénat rappelle que « ce n’est pas un grand sondage car le panel représentatif n’était pas réuni ». Pour autant, le pari n’est pas gagné car selon Gérard Larcher, « cet exercice pourra être déclaré réussi s’il débouche sur des décisions concrètes qui devront se baser sur trois principes que les Français réclament ». Ces derniers sont : la citoyenneté, la proximité, la solidarité.

Interrogé par le quotidien sur la manière de gouverner d’Emmanuel Macron, le président du Sénat estime que « sa mission aujourd’hui est avant tout de rebâtir la confiance ». Confiance « entre les Français et les élus, le gouvernement, les fonctionnaires, les syndicats mais avant tout… avec lui, qui a focalisé nombre de ressentiments ». Rappelant que « sa manière de gouverner a parfois heurté », Gérard Larcher estime qu’ « il n’est pas inutile que l’exécutif s’interroge aussi ». « Il faut bâtir une nouvelle société plus participative où chaque Français doit trouver sa place », conclut le président du Sénat.

 

 

 

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