Aéroports de Paris et référendum d’initiative partagée : merci, les gilets jaunes !

Des éditorialistes lucides reconnaissent volontiers que les Gilets Jaunes ont permis des avancées considérables. Exemple : les bâtons dans les roues au pouvoir pour l’empêcher de brader les biens de la France.

 

Naracha Polony le dit : Grâce aux gilets jaunes, des députés sont donc en train de se saisir d’un outil totalement oublié pour empêcher le gouvernement de reproduire l’énorme stupidité de la vente des autoroutes.

Edouard Philippe a beau avoir remporté le prix de l’humour politique pour ses saillies sur l’enfer de Matignon et ses lapsus si sympathiques, sa restitution du « grand débat » tenait plutôt de l’humour absurde, version En attendant Godot. Tant que Jupiter n’a pas parlé, on aménage le vide.

Tout le monde a bien compris qu’Emmanuel Macron décidera seul de ce qu’il compte retenir d’un « grand débat » sur lequel on pouvait être d’emblée sceptique, mais qui a constitué malgré tout un moment intéressant d’échange démocratique pour une partie des citoyens français. Une partie seulement, et c’est bien la limite de l’exercice, que le Premier ministre semble ignorer allégrement.

Dès la veille de cette semaine de « restitution », le chiffre de 10 % des contributeurs en faveur d’un retour de l’ISF a complaisamment circulé. Curieux, les sondages donnent 77 % des Français favorables à ce retour. On peut s’étonner d’un tel écart. Y aurait-il un biais dans la mobilisation des contributeurs au « grand débat » ? Quelle surprise…

En fait, la surprise, la vraie, n’est pas venue de cet exercice assez convenu de tri pas vraiment désintéressé dans les propositions des citoyens.

 

Elle est venue de 218 députés. Ils sont socialistes, communistes, LR… et ils ont signé ensemble le lancement d’une procédure de référendum d’initiative partagée (RIP) pour rendre non privatisable Aéroports de Paris.

Certes, le RIP mis en place par Nicolas Sarkozy implique un passage devant le Conseil constitutionnel et la signature de 4,5 millions de citoyens, un dixième du corps électoral. Certes, l’article 11 de la Constitution prescrit qu’un tel référendum « ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an », ce qui signifie qu’il faudrait réunir les 4,5 millions de signatures avant le deuxième…

Quoi qu’il en soit la démocratie ne peut que progresser à grand pas avec le tsunami que représente la fronde des Gilets Jaunes.

 

ALgarath

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1 Commentaire
  • GILBERT
    Publié à 02:26h, 11 avril Répondre

    NATACHA POLONY UN TRES GRAND TALENT MAIS QUI COMMENCE « A VIRER DE BORD » POUR NE PAS PERDRE LA GAMELLE D’OR MEDIATIQUE…DOMMAGE…POUR LE RESTE..OK

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