L’insoutenable légèreté de la parole politique

Ça a traîné. Des décennies ! On s’est fait baiser par les politiciens successifs. Déjà Chirac avait dénoncé la fracture sociale. Mais « mon ennemie c’est la finance » du guignol Hollande, c’est pas de l’enfumage, ça ?

 

Voilà que le Peuple, endormi comme Blanche Neige, se réveille brutalement avec le prince charmant que sont les Gilets Jaunes et leurs co-insurgés, les Black Blocs. Nous le Peuple on doit nos espoirs à ce tandem improbable. Des pépés et des mémés et des jeunes habillés en noir avec des cagoules. Des gens très différents, des approches dissemblables mais réunis dans l’insurrection citoyenne.

Je dis improbable ?

 

Oui, parce que les Gilets Jaunes ne sont en rien des gens qui n’attendent rien du pouvoir. Au contraire ils cherchent des prébendes méritées de ce pouvoir. Les Black Blocs sont des révolutionnaires qui n’attendent rien du pouvoir. Les uns jouent dans un périmètre conventionnel, les autres jouent l’insurrection comme renversement révolutionnaire.

Plus le quinquennat avance, plus l’insoutenable légèreté de la parole politique redevient manifeste. Depuis des années, on avait pris l’habitude d’écouter d’une oreille distraite les engagements des uns et des autres. François Hollande était donc « l’ennemi de la finance » pendant la campagne, puis avait rogné toutes ses griffes, une fois élu. Son mandat devait initier la fin des départements, pour alléger le millefeuille territorial, mais il n’en fut rien. Puis Emmanuel Macron est arrivé dans le paysage, avec la volonté affichée de « transformer » le pays. Il a tout misé sur la crédibilité.

Cette crédibilité s’est d’abord effritée avec la première affaire Benalla de l’été 2918, puis effondrée avec les autres affaires Benalla. On a découvert avec les Gilets Jaunes que Macron est un dictateur. Le mot sanguinaire serait sans doute exagéré, mais pas le mot dictateur. Que ce petit inspecteur des finances et membre de la caste nous inflige, à nous Peuple, des éborgnements, des gaz lacrymogènes renforcés et des mutilations des mains et des pieds est une première depuis des dizaines d’années.

Il vient de se faire retoquer sur la loi casseurs, preuve qu’il y a encore des élus qui ne marchent pas sur la tête. Et même chez LaREM certains arrêtent de marcher là où ils veulent nous amener.

Pour moi la vraie révolution c’est qu’on ne laissera plus cette insoutenable légèreté de la parole politique. On en a soupé de cette engeance des politiciennes et des politiciens professionnels. TOUS les partis sont à mettre dans le même sac.

Je sais : certains partis sont quand même moins mauvais. C’est moins grave que s’ils étaient pire !

 

ALgarath

PS ; Une petit rappel de mes sentiments, adressé aux politicards de merde !

 

 

 

 

 

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1 Commentaire
  • Le rougest de l'isles
    Publié à 16:38h, 05 avril Répondre

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    À quoi bon
    Puisque c’est encore moi
    Qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m’éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j’ai cru trouver un pays

    Cœur léger, cœur changeant, cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours ?
    Que faut-il faire de mes nuits ?
    Je n’avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m’endormais comme le bruit

    [Refrain]
    Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
    Et leurs baisers au loin les suivent ?

    C’est d’Aragon, je crois mais je l’ai connu par Léo.

    Mais que dire après Kundera, l’insoutenable légèreté…
    Et un passage que j’aime, celui de la musique des haut-parleur dans le camp de vacance, à fond, dès le levé…
    C’est gai…

    Ce drame politique est tellement grotesque qu’il vaut mieux avoir recours à la littérature…

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