David Galula, l’expert mondial de la contre-insurrection, père des Gilets Jaunes et des Black Blocs

Il est certain que derrière les « black blocks » se cachent d’excellents penseurs de la sédition, nourris au lait des écrits et pratiques de tous les stratèges et théoriciens de l’insurrection de l’Histoire. Au premier rang : David Galula.

 

La règle n°1 de toute guérilla, c’est de ne jamais affronter le pouvoir en place en rase campagne, mais de le discréditer progressivement, symboliquement et politiquement, en montrant qu’il est légal, mais pas légitime, parce qu’il est incapable d’assumer ses deux missions fondamentales : l’ordre et la justice (cf : Contre-insurrection, théorie et pratique, Davis Galula) Je présente ce maître à penser ici dans cet article emprunté. A ce titre, ils ont tout leur temps. Lorsqu’ils auront bien étudié les nouveaux dispositifs, ils frapperont à nouveau, où et quand ils le voudront, ce n’est qu’une question de temps. Ce jour-là, le gouvernement se disqualifiera encore un peu plus.

Lisez Galula et vous en connaîtrez plus que quiconque sur les Gilets Jaunes.

Désolé je ne dispose pas de la version française de son livre qui fait autorité, mais voici le pdf en anglais. Bonne lecture !

Counterinsurgency-Warfare-Theory-and-Practice

David Galula (1919, Sfax, Tunisie – 11 mai 1967, Arpajon) est un officier et penseur militaire français, théoricien de la contre-insurrection. Né en 1919 en Tunisie dans une famille de marchands juifs, David Galula est naturalisé français en 1929 et élevé au Maroc, où il fréquente le lycée Lyautey de Casablanca.

Disparu prématurément à 48 ans, il a eu le temps d’écrire, sous le pseudonyme de Jean Caran, un roman picaresque inspiré par son expérience en Chine, décrivant la manière dont les Chinois de Hong Kong contournaient les contraintes coloniales en tirant « les moustaches du tigre » britannique.

De retour d’Algérie où il a participé aux opérations militaires françaises, David Galula s’installe aux États-Unis où il théorise une approche renouvelée de la contre-insurrection.

Loin de la guerre anti-subversive, il montre que l’enjeu premier est de conquérir le soutien de la population plutôt que d’éliminer les forces insurgées.

Selon le quotidien français Le Figaro en 2008, « peu connus en France à l’époque, les travaux de Galula ont en revanche fortement influencé la communauté militaire américaine qui considère l’officier comme le principal stratège français du xxe siècle. « Le Clausewitz de la contre-insurrection », ose même David Petraeus, chef des forces américaines en Irak, puis en Afghanistan ». Il est d’ailleurs l’une des trois références mentionnées dans le manuel de contre-insurrection de l’armée américaine.

Carrière militaire

 

Il fait ses études à Saint-Cyr avec la promotion n° 126 de l’Amitié franco-britannique de 1939-1940.

Rappelé à Aix-en-Provence après l’Armistice du 22 juin 1940 pour terminer sa formation, il est radié des cadres en 1941, en application des lois concernant le statut des Juifs. Il retourne au Maroc. En 1943 il est réintégré dans l’infanterie coloniale. Il participe à la libération de la France. Il est blessé lors des combats de l’île d’Elbe.

En 1945, à la Libération, il accompagne le colonel Jacques Guillermaz en Chine, où celui-ci a été nommé attaché militaire d’ambassade. Galula est fait prisonnier par les troupes communistes, puis est libéré grâce à une intervention américaine. Il rencontre en 1948 sa future épouse, Ruth Morgan, une diplomate de l’ambassade des États-Unis à Nankin (alors capitale de la Chine de Chang Kai-Tchek). Durant cette période, il étudie les théories du stratège Mao Tsé-Toung. En 1948, membre de la Mission des Nations unies dans les Balkans (UNSCOB), il observe la guerre civile grecque. De 1952 à février 1956, il est attaché militaire au consulat français de Hong Kong. Il rencontre aux Philippines le futur responsable de la contre-insurrection américaine, le général Edward Lansdale alors en train d’achever sa victoire contre l’insurrection communiste des Hukbalahap, et en Indochine le général Raoul Salan, commandant de janvier 1952 à mai 1953.

D’août 1956 à avril 1958, il commande en Algérie la 3e compagnie du 45e Bataillon d’infanterie coloniale. Il applique dans le secteur dont il a la charge, en Kabylie, les méthodes de contre-insurrection qu’il a tirées de ses observations antérieures. Ses résultats sont remarqués. Son avancement, jusque-là assez lent, s’accélère brusquement. Invité pour des conférences à l’étranger, il est affecté à l’état-major de la défense nationale.

Il prend sa retraite avec le grade de colonel.

 

Il se lie avec le général William Westmoreland (futur commandant des troupes américaines au Viêt-Nam) qui lui obtient un poste à Harvard auprès d’Henry Kissinger (futur secrétaire d’État), dont il devient très proche. Il reviendra par la suite en France, puis au Royaume-Uni où il travaillera pour l’OTAN.

En 1962, il demande sa mise en congé sans solde pour partir étudier aux États-Unis ou il devient chercheur associé à l’université Harvard. Il rédige deux ouvrages sur son expérience et sa conception du combat de contre-insurrection que la RAND Corporation fait publier.

La communauté militaire américaine le considère aujourd’hui comme l’un des principaux stratèges français du xxe siècle aux côtés de Roger Trinquier et Bernard B. Fall. Le général d’armée David Petraeus, qui signe la préface de l’édition française de Contre-insurrection : Théorie et pratique, reconnait avoir été inspiré par lui durant la Guerre d’Irak

Ses travaux, tombés dans les oubliettes de l’histoire, sont restés dans les archives jusqu’en 2003. Avec la guerre en Irak, les Américains doivent faire face à une insurrection qu’ils n’arrivent pas à maîtriser. En 2005, l’US Army redécouvre le livre de David Galula sur la contre-insurrection et son analyse. Il est estimé si intéressant que sa lecture est imposée aux officiers stagiaires. Le général H. Petraeus qualifie Galula de penseur philosophique et stratège militaire français le plus important du XXe siècle.

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