Le vote, fût-il trafiqué, n’excuse pas tout

En devant sa place à seulement environ 20% des suffrages grâce à un soutien massif des médias oligarchiques, Macron se retrouve être un monarque, avec un pouvoir de nuisance exorbitant.

 

Il a cru qu’on ne pouvait « aller le chercher » et se gaussait de le dire au début de l’affaire Benalla. Depuis la chose s’est envenimée et maintenant il y a les Gilets Jaunes. Pour comble d’emmerdes pour lui, ses troupes fidèles le lâchent. Il y en a encore trois qui viennent de le faire. Mieux vaut tenter Paris que de rester sur un bateau ivre.

Sur ce bateau ivre, Macron tente la traversée du quinquennat en solitaire

 

Le chef de l’État assiste au départ de ses grognards. Deux ans après son élection, la majorité de ses proches conseillers sont partis.

Un président qui gouverne seul, ça devrait être interdit par la Constitution, et un président qui ne peut se vanter que de 20% des suffrages devrait remettre son poste en question et dissoudre.

Au lieu de ça, le voilà qui instrumentalise les forces de l’ordre pour opposer à une problématique politique (les Gilets Jaunes) la violence du pouvoir.

La critique a souvent été adressée à Emmanuel Macron depuis son élection. Mais ces dernières semaines, l’odyssée solitaire du président semble plus palpable que jamais. C’est seul que le chef de l’État a imposé l’idée du grand débat à son entourage, peu convaincu par ce projet. C’est seul qu’il a remonté sa courbe sondagière et c’est seul qui est embarqué sur ses petites remontées et ses descentes.

C’est seul qu’il «digère» les remontées du grand débat, comme il le dit à ses proches, et c’est seul qu’il portera par un discours à la mi-avril des propositions pour sortir de la crise des «gilets jaunes».

 

Cette solitude s’observe presque physiquement dans les murs de l’Élysée où le quatrième étage est désormais vide. Dans le couloir situé au-dessus du bureau du président de la République, auquel on accède par un escalier étroit, c’était naguère la ruche, avec les allées et venues des plus proches conseillers d’Emmanuel Macron, ceux qui formaient le commando victorieux de 2017. Deux ans plus tard, tous ou presque sont partis.

Ce spectacle affligeant au sommet de ce qui est encore un des pays à un rang supérieur parmi les pays du monde devrait interroger les démocrates. Jusqu’où ira-t-on ? Jusqu’où ce guignol mal élu, créature de l’oligarchie et du néo-libéralisme fou, ira-t-il ?

Flanqué d’une horde d’opportunistes, ses thuriféraires dociles et admiratifs, la moitié puceaux en politique, la moitié constituée de vieux briscards sur le retour, le voilà qui s’est imposé avec ses travers plus qu’inquiétants. Manifestement pas fini, cornaqué par Brizitte son épouse qui jadis joua avec lui « le blé en herbe » ce qui sans doute donna au monarque son vernis de théâtre et quelques bugs qu’on soupçonne de plus en plus (cocaïne et inclinations sexuelles), Macron est parti au large sur un gros paquebot triomphant qui faisait pouet pouet mais se retrouve maintenant sur un radeau qui prend l’eau.

J’écrivais hier ici sur ce site que Macron était lâché par ses soutiens et l’oligarchie commanditaire. Ça sent plus que mauvais pour lui. Il n’y a plus qu’une partie de la population, ceux de la France d’en haut, qui le soutiennent, au risque d’une guerre civile. On se doute que les salopards qui l’ont mis là sont en train de se creuser la tête pour concocter la stratégie du ou de la suivante au poste. C’est d’autant plus difficile que la structure supérieure qui domine notre pauvre pays, l’UE, bat de l’aile.

On n’en est pas encore à ce qu’il soit lâché par la police ou éjecté par l’armée puisque ce qu’il fait est encore supportable. Ajoutez des bavures mortelles très vraisemblables et Jupiter sera démis de ses fonctions et remisé là où il mérite d’être : dans la cave des erreurs qui dévalue notre beau pays, dans la remise des accessoires inutiles mais nuisibles.

En attendant, on n’a plus qu’à attendre comme dirait La Palisse. Ce qui n’empêche pas d’espérer un miracle.

 

ALgarath

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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