Affaire Benalla : les sénateurs font vaciller l’Elysée

Vous croyez qu’il n’y a que les Gilets Jaunes et les quelque 70% de Français qui approuvent ce mouvement (seulement 50% tolèrent les violences) qui s’opposent à Macron ?

 

Vous croyez qu’il n’y a que les opposants politiques qui se battent contre le petit monsieur de l’Élysée ? Eh bien non. Le Sénat vient de déclarer la guerre, à raison, à la macronie. Cette Macronie prétend que le gouvernement absous les frasques de Macron, dont de plus en plus d’observateurs évoquent l’hypothèse que Macron en fument de la bonne et consomme des drogues dures. Je n’ai pas d’opinion là-dessus si ce n’est qu’il se frotte le nez comme mes ex amis musiciens qui en consommaient tous les jours…

On n’a pas de preuves comme pour le sinistre BHL, dont l’épouse se plaint du vice de son mari ! Mais cette funeste habitude, si elle est vraie et était connue des Français, pulvériseraient les sondages pour Macron. C’est possible que ce soit un des secrets de Benalla puisque il a partagé au quotidien la vie du couple pendant plus d’un an. Il aurait forcément vu le roitelet de pacotille, Jupiter de pacotille, de l’Olympe de pacotille, se shooter et ça expliquerait son comportement de pacotille de pseudo président et d’ersatz de premier des Français. Son cerveau embué s’expliquerait enfin ainsi que son comportement anachronique. Une redite de docteur Jekyll and Mister Hyde. Il y a assurément un gros beug chez ce mec.

Venons-en au vif du sujet, qui démontre que le coco a très peu d’amis mais une masse d’ennemis puissants.

 

Explosif ! La décision du bureau du Sénat, ce jeudi, de saisir la justice du cas de trois hauts collaborateurs d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée et indispensable bras droit du chef de l’État, Patrick Strodza, directeur de cabinet et le général Lavergne, chef du Groupe de sécurité de la présidence, est un coup redoutable porté au chef de l’État.

Voilà les déclarations sous serment de ces trois personnages clés du Château, recueillies dans le cadre de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, transmises au parquet.

Au sommet de l’État, cette retentissante décision a été reçue comme une déclaration de guerre.

 

Il faut dire qu’elle touche le cœur du pouvoir élyséen… Un pilier de la majorité y voit « une agression caractérisée ».Un autre proche du chef de l’État évoque « une danse du scalp » : « Ils tournent autour du président de la République en s’attaquant à ses proches ! »

Partout au sein de la macronie, le même cri de colère : il s’agit d’une manœuvre « politique politicienne ». « Ce n’est pas tellement un contre-pouvoir, mais un pouvoir contre. Ce ne sont pas des méthodes », gronde carrément le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau.

«Des plaies ouvertes durables»

 

Surjouer l’indignation pour mieux évacuer le fond de l’affaire Benalla ? Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat, défend, lui, « un travail sérieux qui prouve toute l’utilité du Sénat ». Et Gérard Larcher, deuxième personnage de l’État en tant que président du Sénat, invoque une « application du droit, rien que le droit, tout le droit ».

En haut lieu, on s’est empressé de coordonner la riposte. Édouard Philippe en a averti Gérard Larcher en personne et par téléphone : il décide tout net, puisque c’est comme ça, de boycotter la séance des questions au gouvernement, au Sénat. Un geste rarissime. « Le Premier ministre a tenu à marquer le coup », confie un proche.

Annulé, aussi, le déplacement du fidèle macroniste Richard Ferrand, président de l’Assemblée, qui devait se rendre à Lille vendredi avec Larcher pour parler des institutions devant des étudiants. « On ne voit pas comment défendre nos institutions, alors que le Sénat les abîme, étrille l’entourage de Ferrand. On y retournera, mais seuls. » Et vlan !

Au-delà des conséquences judiciaires, reste à savoir quelles traces politiques laissera cet « affrontement inédit depuis cinquante ans »,dixit un haut gradé de la macronie. « Des plaies ouvertes durables », prédit un cadre LREM.

L’atout de Macron : une large majorité à l’Assemblée

Comment, dans pareille ambiance, faire avancer la réforme des institutions, reportée pour cause de crise des Gilets jaunes ? Gérard Larcher vient de prouver son incapacité à tenir « ses » troupes. Même des membres de la majorité sénatoriale, tel le centriste Hervé Marseille, jugent cette démarche « inopportune ». Quant à la capacité de la Chambre haute et de l’exécutif à dialoguer sereinement… « Ou chacun revient à un bon état d’esprit et on arrive à travailler ensemble, prévient un député LREM, ou ça va être une guerre de tranchée. »

Fuck you, banner. Businessman or man in business suit showing middle finger. Pop art retro comic style

Pour mener à bien sa réforme des institutions, le président a un atout maître dans sa manche : une large majorité à l’Assemblée. Ce jeudi, ses proches étaient nombreux à rappeler que « la loi organique, qui permet de revoir le nombre de parlementaires et les modalités de l’élection, ne nécessite pas l’accord des deux assemblées ».Un coup de semonce. Ou comment sous-entendre que si les sénateurs veulent la guerre, ils vont l’avoir.

 

 

 

 

 

0 visiteurs

2 Commentaires
  • diego
    Publié à 11:00h, 22 mars Répondre

    La guerre des loges franc-mac a commencée !

  • Le rougest de l'isles
    Publié à 20:10h, 22 mars Répondre

    Par contre laisser un tel pouvoir de nuisance à Benlala est extrêmement dangereux !

    Le bougre en est conscient et a dû prendre une bonne « assurance » !

    Même 8 grammes de plomb ne devrait pas être suffisant…

Écrire un commentaire