Manifestations : Le premier cap est franchi, les autres suivent

On sait qu’on peut segmenter la France en trois zones : Les métropoles, les banlieues, et la France périphérique. Quarante ans d’incurie coupable des gouvernements successifs ont rendu les banlieues des zones de non-droit. On n’ose plus s’y aventurer.

 

Les métropoles sont devenues de plus en plus des zones de l’entre soi, riches ou très à l’aise, et les exaspérations et la perte de l’espoir viennent maintenant de faire basculer la France périphérique, la troisième zone qui abrite l’essentiel de la France d’en bas soit 60% de la population Française.

 

Cette bascule s’est matérialisée en fin d’année dernière avec les Gilets Jaunes dans l’Acte 1. Ils réclament toujours l’attention du pouvoir et donc une réponse politique. Je ne vous infligerai pas les détails sur ce qu’ils espèrent car c’est connu de tous.

Le pouvoir ne daigne pas aborder la grogne sociale avec la moindre ouverture d’esprit, et gère les manifestations, même les plus paisibles, avec la violence des canons à eaux, des grenades de guerre au TNT, des gaz lacrymogènes à effet renforcé et des LBD qui créent des blessures atroces et des éborgnements.

Je rappelle le principe numéro 3 des lois de Newton.

 

À toute force qui s’exerce s’oppose une force de résistance égale. La force de la violence du pouvoir prend la forme à deux têtes du mépris d’entamer la moindre négociation d’une part, et des violences exercées aussi sur les manifestants paisibles d’autre part.

La suite est facile à imaginer : Ou le mouvement s’éteint par la peur physique de la répression policière et des mutilations dans la chair, ou le mouvement sort revigoré, outré qu’on l’ignore superbement et qu’on les couvre de dédain. À ce moment là, le cap est atteint. Je dis le cap et pas un cap, car ce cap marque une frontière symbolique et véritable qui va être très lourde de conséquences.

On les devine les conséquences, en enregistrant les réactions du trio infernal : Macron, Édouard Philippe, et le sinistre Castaner.

 

Macron est rentré, gonflé au maximum de ses courtes vacances au ski. Il promet des réponses infiniment plus lourdes et sévères, et Philippe et Castaner lui emboîtent le pas.

Ce qui veut dire que la révolte prend le chemin d’une révolution. Les black blocs sont intervenus massivement pour être l’ingrédient de cette transformation, et le mouvement qui puise très probablement ses stratégies de conseillers de l’ombre va maintenant grimper de plusieurs crans dans la violence.

C’est maintenant un bras de fer furieux, qui ne peut trouver son issue qu’avec une évolution dans l’autre sens des forces de police ainsi qu’une amorce de guerre civile.

 

Les semaines qui viennent vont passer des vitesses. Nous sommes passés aujourd’hui de la vitesse 1 à la vitesse 2. Je m’attends à ce que les moteurs rugissent et que les double turbos propulsent le mouvement en avant, avec la 3ème, 4èmeet 5èmevitesses. On va, hélas, connaître des morts de part et d’autre.

 

ALgarath

 

 

 

 

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1 Commentaire
  • molly
    Publié à 22:04h, 17 mars Répondre

    Il fallait bien qu’ils attaquent plus fort etant donné que Macron les meprisent. J’avoue que je rigole plus que je ne pleure pour ce Fouquet s brulé.

    Oui je pense que la tension et la violence va monter maintenant en plus il fait moins froid dehors ,car le ras le bol est aussi bien chez les GJ que la police. Un dérapage peut arriver n’importe quand desormais. A suivre de très très près….

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