Les cireurs de pompe du pouvoir

On ne tombera pas dans la banalité en lançant des attaques ad hominem. Même contre Patrick Cohen, défenseur assumé et revendiqué de sa communauté, de sa caste et du mondialisme triomphant. Tout pour plaire, donc.

 

Patrick Cohen, comme tant d’autres, présente certaines caractéristiques dans son profil. On soulignera une communauté très influente, une caste omni puissante et quant au mondialisme si ça perd du terrain c’est encore bien ancré.

Soutenu par sa consoeur complice la môme Lemoine, au sourire carnassier et au tempérament acariâtre qui vire du plateau les méchants invités qui égratignent son idole Cohen, celui-ci a tout loisir de déverser sa bile nourrie à la doxa dominante.

 

Patrick Cohen mène les interrogatoires à la façon de l’accusateur public, épaulé par ses deux assesseurs, Pierre Lescure et Antoine Genton, sous l’oeil de la procureure générale Anne-Elisabeth Lemoine.

Dans son émission, l’animatrice renvoie l’ascenseur à ceux qui ont favorisé sa propre ascension, mais ont subi des revers de fortune, du fait de leur engagement partisan dans les media. Ainsi héberge-t-elle Patrick Cohen, qui fut l’un de ses collègues sur France Inter, dont il sera chassé à deux reprises – dont mai …2017: il ira sur Europe 1, propriété de Lagardère (comme Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche, etc), un patron dont Ismaël Emelien fut un communicant avant de rejoindre Macron – ; Antoine Genton, journaliste qui mena la grève de la chaîne i-Télé, à l’automne 2016, avant de devenir CNews, détenue par Vincent Bolloré, qui annonça avoir voté Hidalgo en 2013) ; et Pierre Lescure, chroniqueur qui fut le patron de Lemoine, quand il dirigeait Canal+ (1983-2002) qu’il cofonda avec André Rousselet, un intime de François Mitterrand, aujourd’hui aux mains de Bolloré).

Patrick Cohen attaque donc habituellement avec des chiffres lus dans ses fiches (plat de résistance habituel des ‘fact-checkeurs’)

 

Voyons le cas récent de NDA : Nicolas Dupont-Aignan répond sans notes, non sans un propos liminaire pour signaler les inégalités de traitement entre les responsables politiques dans les media, notamment leurs sondages de commande, cités d’entrée de jeu, sourire aux lèvres, par la malveillante animatrice qui avait choisi les références les plus défavorables, ce qui ne manqua pas de tendre l’atmosphère : l’invité maltraité voulut réagir – déclenchant un ricanement chez l’animatrice consciente de sa provocation et qui ne dissimule pas sa satisfaction d’avoir indigné son hôte – mais le quarteron de journalistes s’appliqua aussitôt à entraver son invité dans sa liberté de parole.

On notera le totalitarisme de Lescure qui s’étonne que l’invité réponde à « une question qui n’a pas été posée »… Sur le service public, tout le monde n’est pas éligible à une participation au Grand débat national, fût-ce un candidat à l’élection présidentielle…

Patrick Cohen perd une première fois ses nerfs quand son interlocuteur qualifie les chiffres officiels de Bercy dont il se targuait de propagande, alors que Dupont-Aignan évoque ses dialogues directs avec des hommes de la filière bovine (ou de fruits et légumes) auxquels Cohen oppose des statistiques…

A cet instant, on observe que deux des journalistes (Lescure et Lemoine) sont bras croisés, dans une attitude de rejet de l’argumentaire de leur invité. Sur le sujet du bouclier social, selon Macron, ce sont Lescure et  Genton qui adoptent cette attitude de rejet. Lescure reprochera à l’invité de ne pas en avoir cité un !

Les journalistes étaient en mode règlement de comptes

 

On le comprit bientôt quand P. Cohen – que ça ne choque d’abord pas d’être « le porte-parole d’Emmanuel Macron » – se dressa comme un pantin de sa boîte lorsque le responsable politique le gratifia du rang de « serviteur du pouvoir ». L’outragé fit mine de quitter le plateau, avant que Dupont-Aignan n’évoque ceux qui « cirent les pompes de Monsieur Macron » sur le service public et que chacun d’entre eux se sentit visé, mais se rassied bien vite.

On notera que Lescure reproche à Dupont-Aignan de vouloir rester maître de son temps de parole, sans se laisser entraîner là où les journalistes veulent le conduire et c’est cette résistance, mettant les media en péril, qui irrite ce quarteron, comme d’autres : la perte de leur emprise fondée sur la prise de pouvoir par des hommes d’affaires puissants, des syndicats et un corporatisme.

Bof !

 

 

 

 

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