Fracture sociale et désir de sévérité et peur panique, les trois atouts de Macron

Macron se maintient au pouvoir exclusivement car une partie des Français le soutiennent mordicus. Leurs motivations ? Leur désir de traiter sévèrement tout écart par rapport à l’ordre social. Pourquoi ? La peur qu’ils ont que les exclus et les pauvres et assimilés viennent leur réclamer une part de leur gâteau. Leur nom : les bourgeois (plus ça devient vieux plus ça devient con).

 

La fracture sociale est une expression qui désigne généralement le fossé séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population (les bourges) d’une autre composée d’exclus. Cette fracture sociale a été le registre principal que TOUS les présidents qui se sont succédé à l’Élysée ont utilisé. Ça a été leur fonds de commerce.

Une fois que cela est dit, la violence des forces de l’ordre envers des manifestants trouve grâce auprès des bourgeois bien-pensants (un pléonasme évidemment). Quand Macron et la macronie montrent leur sévérité, y compris en utilisant des armes de guerre, envers les classes qui se plaignent, les bourgeois bobos applaudissent des deux mains.

Ça les rassure d’avoir leur garde du corps à eux, un garant du maintien de leurs privilèges de classe. Pour maintenir le statu quo et leurs avantages de classe, un gouvernement intransigeant, fut-il violent comme on n’a pas vu depuis plus d’un demi-siècle, est désiré, et ces privilégiés votent pour celui qui l’incarne.

Cette classe de privilégiés ne lâchera du lest que quand la peur physique leur fera concéder envers les exclus, les pauvres et assimilés. Quand leurs petites fesses de nantis tressauteront de trouille. Ceci explique les stratégies employées par les Gilets Jaunes et nous, on ne dit rien car nous ne prenons pas part à l’action sur le terrain.

Maintenu en lévitation par les bourgeois, Macron continue sa stratégie en utilisant tous les artifices en dessous de la ceinture à l’égard de la vraie catégorie du Peuple. L’autre Peuple, embourgeoisé, pétri de bien-pensance, partisan de la violence contre les exclus, est-il vraiment un Peuple ? Ou une excroissance maligne d’un monde juste, laquelle excroissance trahit la devise de 1789 : Liberté, égalité et fraternité. Où sont l’égalité et la fraternité ? Évaporées, envolées, violées, trahies.

 

Algarath

 

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1 Commentaire
  • Le rougest de l'isles
    Publié à 15:32h, 17 février Répondre

    Pas facile à trier, le bourgeois !

    Parce qu’il n’y en a pas que de mauvais… Mais comment les reconnaître ?
    Un interview ? Ils ont une facilité à vous faire oublier votre question… A changer la signification des mots… A relativiser à peu près tout…
    Il y en a pas mal autour de moi… sont pas méchants, j’ai mon foie gras à Noel, un coup de main (financier) de temps en temps… Non, ça va, je n’ai pas à m’en plaindre.
    Mais, par contre, il ne faut pas montrer ou laisser supposer que l’on est un peu plus compétents qu’eux. Que l’on navigue à un niveau supérieur, avec des diplômes, que l’on a un passé… Qui peut se mesurer au nombre de légions d’honneur, par exemple.
    Pour moi, le compteur s’est arrêté en 1962 lorsqu’un de mes « tonton » à l’Assemblée Nationale à crier que de Gaulle était un incompétent et devait se retirer ! (c’est précieusement conservé dans les recueils de discours).

    Pourtant, ce n’était pas spécialement un bourgeois à ce que j’ai compris. C’était un militaire !

    Alors, le compteur à médaille est bloqué depuis une soixantaine d’années, les contrôleurs du fisc sont à la porte, les demandes de crédit pour financer une idée génial sont attribués à d’autres…

    Apparemment, nous sommes des mal-pensants. Bizarre parce que l’on a toujours voté de Gaulle et ses copains… malgré l’incartade du « tonton » pas content de rentrer en métropole avec une simple valise… Mais sans son fils que l’on a pas encore retrouvé…

    Alors, comme cela se prolonge, eh ben on va travailler en face… de l’autre côté de l’Atlantique. On gagne bien notre vie, on est pas emmerdé, on pond plein d’inventions et d’innovations… C’est fou le nombre de Français que l’on y rencontre. A se demander qui reste en France,

    Les bourgeois ? Et ça s’appelle toujours la France… ?

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