Le salopard du jour : Joann Sfar – Tag antisémite et Gilets Jaunes

Le tag antisémite sur la devanture d’un magasin, ce sont les Gilets Jaunes qui l’ont faite ! C’est ce qu’affirme le dessinateur Joann Sfar. Pourtant, rien ne permet à ce jour de dire que ce tag antisémite, réalisé dans la nuit de vendredi à samedi, a quelque chose à voir avec le mouvement.

 

On va voir plus bas que les Gilets Jaunes n’y sont pour rien. Mais Joann Sfar est Juif. Ceci explique cela. Joann Sfar est issu d’une famille juive (séfarade) algérienne du côté de son père et ashkénaze ukrainienne du côté de sa mère. Sa mère Lilou est chanteuse et son père André Sfar est avocat engagé dans la lutte contre le néonazisme.

 

Les accusations contre les Gilets Jaunes sont donc l’oeuvre mensongère d’un Juif qui instrumentalise les médias et la Justice. Ça devrait être puni et ce salopard doit être puni pour ses mensonges !

On fait référence au tag «juden», visible ci-dessus, et effectué sur la devanture d’un restaurant Bagelstein, à Paris. Ce tag, qui signifie «juif» en allemand est une référence aux inscriptions antisémites qui ciblaient les commerces juifs lors de la nuit de Cristal en Allemagne, en 1938.

La photo, très commentée ce samedi 8 février, a d’abord été postée sur le compte Facebook du musicien Jean-Yves d’Angelo. Qui a ensuite supprimé sa page. Bien que supprimée, l’image a ensuite été reprise, notamment par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

Dans un long post Facebook, le dessinateur Joann Sfar a accusé les gilets jaunes d’être responsables de ce tag.

 

«Je garde un silence de tombe depuis cette histoire de gilets jaunes. Car je sais ce qu’on va me répondre. C’est bizarre ce moment où l’on se dit qu’il est inutile de parler. On ne parvient même pas à se souvenir du nombre de banderoles ou cris ou graffitis antijuifs qui ont explosé depuis le début du mouvement», écrit-il.

Avant d’ajouter : «Il y aurait eu de tels graffitis antisémites à un défilé de n’importe quel grand parti ou syndicat, ça aurait fait un scandale justifié. Même à un défilé du Front national, ils auraient eu trois procès et Marine Le Pen aurait exclu du monde! Ici, non. Ici, personne n’a rien vu, n’y est pour rien, n’en pense rien».

Pourtant, rien ne permet à ce jour d’affirmer que ce sont des gilets jaunes qui ont réalisé ce tag antisémite.

 

Contacté par CheckNews, le responsable du fast-food en question affirme que le tag n’a pas été effectué pendant la manifestation, mais dans la nuit du vendredi au samedi 8 février. «Hier matin, à l’ouverture de la boutique, on l’a découvert. Il n’y était pas la veille au soir. Il a été effacé dans l’après-midi».

Il ajoute : «Cela n’a rien à voir avec la manifestation. La manifestation n’est absolument pas passée dans notre quartier, et ce tag de toute façon a été effectué bien avant que la manifestation ne commence».

Si plusieurs gilets jaunes avaient, il y a quelques semaines, chanté et mimé le chant de la quenelle, en référence au geste antisémite popularisé par Dieudonné, et que l’auteur antisémite Hervé Ryssen s’était retrouvé en une de Paris Match début décembre, vêtu d’un gilet jaune pendant une manifestation, rien ne permet pour l’heure, donc, d’attribuer ce tag antisémite à un ou plusieurs gilets jaunes.

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1 Commentaire
  • jipé
    Publié à 05:32h, 11 février Répondre

    Toujours la même méthode:on diabolise l’adversaire,on accuse sans preuve.A quand un gillet jaune arborant un T-shirt de Poutine,avec images en boucle dans les merdias?

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