Les casseurs ? Quels casseurs ?

On ne peut dissocier et voir clair dans les comptes rendus des médias, les opinions péremptoires du ministère de l’intérieur, et les jugements d’une partie de l’opinion, de la vérité sur la présence des casseurs parmi les pacifiques Gilets Jaunes. Ça, c’est en France, parce qu’ailleurs, bizarrement ça n’est pas du tout pareil !

 

Allons regarder ce qui se fait ailleurs qu’en France (ailleurs l’herbe est plus verte).

 

Que ce soit en Allemagne où le maître-mot c’est la recherche de la désescalade par la police ou en Angleterre où les forces de l’ordre, non armées, localisent visuellement les casseurs avec des caméras, les identifient après la manif’ et les arrêtent, en les jugeant et les incarcérant pour des semaines, des mois et des années.

En France la police n’intervient pas du tout comme ça. Pas de recherche de désescalade, des armes de guerre, et les casseurs ne sont pas identifiés. Pas de caméras pour les fixer.

Cette façon de faire interroge. Listons les hypothèses :

 

  • Soit on est plus cons en France. La police pense qu’avec des gros bras et des armes de guerre on va y arriver plus sûrement.
  • Soit ça fait le jeu du gouvernement de laisser faire les casseurs, et les pacifiques manifestants sont discrédités, mis dans le même sac, apeurés par les blessures de guerre, et on vise le « pourrissement aidé », c’est à dire le décrescendo naturel accéléré par les manœuvres du ministère de l’intérieur. On n’est plus dans une résolution politique d’un problème politique, on est dans l’usage de la force pour empêcher de manifester. Et donc rester dans le statu quo du parti au pouvoir et la protection des intérêts des oligarques commanditaires de ce parti.

 

Comme on dit en anglais : The proof is in the pudding. Soit : c’est au résultat qu’on juge la méthode.

 

Il y va de l’adhésion du reste des Français aux thèses du gouvernement (lire Macron, la macronerie, les dominants), en laissant faire le joyeux bordel. Résultat : La police en a marre et beaucoup sont blessés, beaucoup de Gilets Jaunes sont apeurés et restent chez eux, et une partie des Français se désolidarisent.

Il faut faire une typologie des casseurs :

 

  • Il y a le casseur de base, la crevure qui vient là pour voler
  • Il y a le casseur détraqué, le violent par nature, qui vient satisfaire ses bas instincts.
  • Il y a le casseur des Black Blocs, qui vient là pour l’extrême gauche et veut imposer l’anarchie. Style Julien Coupat.

 

Par une stratégie d’identification par caméra de ces types de casseurs on se retrouve avec 3000 casseurs à l’Acte 1. On en identifie 100, on les met derrière les barreaux.

À l’acte 2 on a 2900 casseurs. On en identifie 100 de plus. On les interne.

À l’acte 30 il n’y a plus de casseurs.

Qu’on ne vienne pas me dire, merde, que c’est de l’utopie. C’est ce qui est réussi en Angleterre.

 

Il est évident qu’en France c’est Macron qui laisse les casseurs casser. Voilà, et que ceux qui ne pensent pas pareil disent ce qu’ils ont à dire.

Algarath

 

 

 

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