Le piège de Poutine s’est refermé sur Macron

Je vous garantis que les services secrets Français savent ! Je n’aime pas Macron mais je suis Français et je déplore que ce soit une puissance étrangère, en l’occurrence la Russie de Poutine, qui vienne de baiser superbement Macron et la France.

 

Je pense donc que je ne suis pas le seul à avoir compris dans quel piège pervers Poutine a fait tomber Macron. J’ai connu, fréquenté, et collaboré de longs mois avec les services secrets Français il y a 30 ans dans une très grosse affaire où la Russie était impliquée et je peux vous affirmer que les services Français sont très patriotes et très intelligents. Pas de brosse à reluire, mais la simple vérité.

Ces services secrets savent exactement à quoi s’en tenir concernant le contrat russe de Benalla. Ils savent que Jupiter est baisé comme au coin d’un bois.

 

  • Pensez vous qu’un oligarque Russe, ami de Poutine, ait besoin d’un Benalla et d’un Crase pour leur protection à Monaco. Monaco regorge de personnel de protection, des barbouzes de tous bord.
  • Les Russes des services secrets ont des yeux et des grandes oreilles. On voyait Benalla près des Macron sur chaque sortie, on le voyait se promener amoureusement à vélo avec le couple présidentiel. Facile à se renseigner et à le cibler comme choix pour un gros scandale. On voit le scandale Benalla aller de mal en pire depuis plus de 8 mois.
  • Macron est haï par la Russie car il est la pierre angulaire de l’UE avec Merkel. La Russie veut démembrer l’Europe et séparer ses membres constituants.
  • Macron en pince pour Benalla, sa nana aussi. Authentiquement séduits, ils ont tout naturellement voulu que le petit génie se fasse du fric et une carrière grandiose, lui qui est bien plus con que la normale mais qui, adoubé par Jupiter qui lui répète sans arrêt qu’il est « plus fort qu’eux, tu vas les baiser ».
  • Le prénommé Iskander (le Russe) savait que l’amant de la cheffe de protection de Matignon faisait partie du contrat. La cheffe en question, hormis le plaisir de ses hormones d’avoir un amant Arabe, était évidemment localisée et ciblée.
  • Vous croyez que les enregistrements aient atterris chez Médiapart comme ça ? Ces enregistrements ont été fait très facilement par les services secrets russes et à distance.
  • Piéger le talon d’Achille du couple Macron, son acolyte responsable aussi de la sécurité d’En Marche, la cheffe aux hormones en chaleur, le militaire copain de la cheffe fut une prise de guerre fantastique vue les moins de 300,000 Euros investis pour ce faire.
  • Vous croyez que les Russes n’ont pas compris très vite l’orgueil démesuré et la bêtise congénitale du Marocain ? Pas plus que Macron allait s’entêter à le défendre ? « Le responsable c’est moi » qu’il disait le génie jupitérien « qu’ils viennent me chercher ! ».

 

Cette histoire est banale. Macron a réussi un parfait alignement des planètes pour se faire élire mais, contrairement à ce qu’on veut bien dire, les aspects négatifs du personnage annulent très largement certaines qualités qu’il a.

Élu grâce au papier glacé, comme un acteur ou un chanteur en vogue sans réel talent mais objet de l’attention démesurée des médias marketing, Macron, sans fond, trahi par des connards à la Benalla, s’achemine vers des emmerdes.

Algarath

Voici la stratégie Russe.

 

*****

 

Russie : S’agrandir et morceler l’Europe

 

La démographie est le talon d’Achille de la Russie, ce qui pousse Poutine à lorgner vers l’Ouest.

 

En effet, la Russie de Vladimir Poutine compte rentrer définitivement dans le jeu politique européen, d’où elle avait été écartée par ce qui sera probablement jugé par nos descendants comme un accident de l’histoire, l’implosion de l’URSS. Sa stratégie repose sur deux éléments qui ont pour objectif final de faire de la Russie le pays dominant du continent.

Le premier élément a pour but de renforcer le poids démographique de la Russie.

 

Si cette dernière est le plus grand pays du monde par sa superficie, elle souffre néanmoins d’une relative faiblesse démographique, qui l’empêche d’écraser complètement les autres états européens. Ses 143 millions d’habitants en font l’Etat le plus peuplé du continent, mais c’est moins de deux fois le poids de l’Allemagne son poursuivant, qui en compte 80,5 millions. En conséquence, outre les enjeux géopolitiques divers et variés que sont l’accès à la Mer Noire ou le contrôle des gazoducs, les dirigeants russes cherchent aujourd’hui autant à accroître la population que la superficie de leur Etat. Or, c’est vers l’ouest que les possibilités d’extension sont les plus importantes dans ce domaine, du fait de densités de population bien plus élevées en Europe orientale qu’en Asie Centrale et de la présence conséquente de russophones, qui peuvent laisser espérer au Kremlin la possibilité de contrôler des régions comprenant aussi des minorités non russophones.

C’est bien évidemment le cas de l’Ukraine, où la Russie lorgne sur les potentiels 21,5 millions d’habitants des régions de l’est et du sud du pays, dont environ 8 millions de russes ethniques. C’est aussi le cas de la Biélorussie et ses 9,5 millions d’habitants, qu’elle tentera probablement de récupérer une fois réglé «le cas Loukachenko», dont la dictature est à bout de souffle. A l’arrivée, la Russie peut espérer, en menant une politique d’immigration et en continuant le redressement bien engagé de sa natalité, constituer une entité géopolitique comptant environ 175 millions de personnes, auxquels pourraient éventuellement s‘ajouter en Asie sous une forme d’association (L’Union Eurasiatique?) le Kazakhstan et ses 16 millions d’habitants (dont 3,8 millions de russes au recensement de 2009), soit près de 200 millions d’habitants, qui lui donneraient un poids plus important face aux autres états européens.

Parallèlement, le second élément de la stratégie russe consiste à affaiblir ses concurrents européens, en tentant de réduire leur taille, à travers le soutien aux mouvements indépendantistes qui se renforcent suite à la crise économique.

 

Macron est une cible prioritaire vu le rôle premier fédérateur qu’il s’en donné dans l’UE. Chose à laquelle indirectement le référendum sur la Crimée contribue, puisqu’il ouvre une véritable boîte de pandore, qui n’est pas sans arrière-pensée du côté de Moscou. En effet, plus l’Europe sera morcelée en une multitude d’Etats, plus il sera facile pour un pays de près de 200 millions d’habitants d’imposer ses vues en jouant la concurrence entre les uns et les autres, suivant le vieux proverbe latin «diviser pour mieux régner». Dans ce cadre, l’indépendance de l’Ecosse constitue très vraisemblablement l’objectif primordial de la Russie car elle permettrait d’affaiblir le Royaume-Uni, pays jugé par Moscou comme le cheval de Troie américain en Europe, le privant de l’accès aux ressources naturelles de la mer du Nord et à sa principale base de sous-marins nucléaires.

D’ailleurs, même s’il est, en l’état de nos connaissances, impossible de prouver l’existence d’un lien, la forte progression récente du vote favorable à l’indépendance en Ecosse dans les sondages n’est peut-être pas totalement déconnectée du précédent de la Crimée. Ensuite, la Russie a tout intérêt à favoriser l’implosion des autres grands pays européens, que ce soit l’Espagne avec la Catalogne ou l’Italie avec les velléités sécessionnistes du Nord. Pour les Etats comme la France et l’Allemagne, qui disposent d’une assise territoriale plus solide, elle aura plutôt tendance à monter les minorités ethniques, de plus en plus importantes numériquement dans le cadre d’Etats multiculturels de facto, contre les régimes en place et à favoriser les mouvements extrémistes chez les populations «autochtones», tel que le Front National dans l’hexagone, dans l’optique de miner la cohésion nationale.

Une fois démontrée la stratégie russe, qui suit une logique géopolitique claire et précise, la principale question qui se pose aux élites européennes concerne la politique à adopter pour pouvoir la contrer de manière efficace. Or, pour cela, il apparaît nécessaire de changer de mentalité, c’est-à-dire qu’il faudrait arrêter de prendre ses désirs pour des réalités et de penser que les rapports entre Etats sont uniquement des rapports de force économique. Comme nous le montrent les succès incontestables de la politique étrangère russe depuis quelques années, la Puissance repose aussi sur d’autres éléments, comme la force militaire, la ruse, une «vision» de long terme et la capacité à prévenir les réactions de son adversaire. Il convient donc de construire une école de géopolitique européenne pragmatique et indépendante d’influences extérieures qui puisse orienter de manière pertinente les décideurs politiques ainsi que de mieux former ces derniers aux réalités de l’exercice du Pouvoir dans un monde en perpétuel mouvement.

 

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6 Commentaires
  • Slocum
    Publié à 13:31h, 08 février Répondre

    Bof! Je suis français et je vis au centre de Moscou depuis 7 ans
    La « stratégie Russe » présentée est radicalement opposée à la vision que j’en ai vu d’ici
    Mais je ne suis pas dans les petits papiers de Poutine et de son staff
    Je pourrai développer si souhaité…

  • algarath
    Publié à 14:46h, 08 février Répondre

    Moscou a bien changé. J’y étais entre 1982 et 1987 et je travaillais pour un conglomérat Français. J’étais rue Pouchkine et une de mes meilleures amies est Alla Pougatscheva et Boris Moïsseev. J’ai côtoyé les élites pendant 5 ans, je connaissais Gorbatchev et j’ai vendu plusieurs milliards de dollars à des centrales d’achat.
    Que faites vous à Moscou ? Est ce que vous négociez avec le pouvoir ? J’habitais le Mejdunarodnaïa du coté des appartements… J’ai beaucoup appris au plan stratégique avec les Russes.
    Parlez vous russe couramment ?

  • algarath
    Publié à 15:25h, 08 février Répondre

    Slocum, j’aimerais que vous développiez comme vous le proposez, ça me permettrait de comprendre votre point de vue

  • Slocum
    Publié à 12:57h, 09 février Répondre

    Bonjour Algarath,
    Je visite presque chaque jour votre blog car j’y trouve des analyses très pertinentes et généralement un point de vue qui correspond assez bien au mien
    J’ai donc été très choqué en lisant la « stratégie Russe » que vous présentez, je viens de la relire et reste profondément choqué
    Pour moi, ça représente la réthorique traditionnelle du monde occidental pro-américain, et je ne m’attendais pas à trouver ça ici.
    Mais peut-être suis-je très naïf, en tout cas, je n’ai certainement pas votre niveau d’expertise, et non, je ne fréquente pas du tout le monde du pouvoir Russe.
    Je suis retraité, ma femme est Russe, et je ne parle pas Russe.
    Au moins on ne peux pas me targuer de subir l’influence Russe
    Ayant un peu de temps, je suis assidument ce qui se passe dans le monde grâce à de nombreux blogs et médias alternatifs, que je juge dignes d’intérêt, et en particulier en ce qui concerne la Russie, puisque j’y vis et que j’ai bien l’intention d’y finir mes jours.
    Je ne parle donc pas Russe, mais de nombreux Russes parlent anglais, voire même français, ce qui me permet de ressentir que ma vision des choses est assez similaire à la plupart des Russes « de la rue », je ne parle pas du pouvoir bien sur
    Donc en ce qui concerne l’article:
    « Le titre d’abord s’agrandir et morceler l’europe »
    Premier choc : s’agrandir ? mais…. la Russie est le pays le grand de la planète et a déjà bien du mal à occuper son territoire, et même à le défendre face aux appétits des chinois qui doucement mais surement commencent à « investir » l’est du pays
    Le problème de poutine est de reconquérir et de développer l’est du pays, et de nombreux programmes d’investissements vont dans ce sens.
    Idem pour le nord où de nombreux développements sont en cours, essentiellement dans le domaine minier et énergétique
    Alors, agrandir? pour quoi faire?… il y a bien assez à faire, en Russie
    Morceler l’Europe?
    Mais c’est déjà tout morcelé ! et c’est en train de partir en Lambeaux (UE)
    Il est bien connu que Poutine a longtemps espéré s’intégrer dans la communauté occidentale, à condition d’y être traité d’égal à égal, mais après quelques mésaventures (Yougoslavie, Lybie et maintenant l’Ukraine) il semble avoir compris que cela ne se ferait pas, et depuis début 2018, il semble avoir définitivement abandonné l’idée
    De toute façon, le bloc occidental est bien définitivement pourri, et les Russes dans leur ensemble attendent tranquilement qu’il tombe et qu’on n’en parle plus.
    Après, évidemment, on pourra reparler d’alliances, et il me semble que la principale qui pourrait intéresser les Russes est avec l’Allemagne.
    La France s’est définitivement grillée, avec l’affaire des Mistrals, puis l’affaire Skrypal, et les multiples bassesses de nos présidents successifs.
    C’est un drame pour les Russes. Ils aimaient et respectaient la France. Aujourd’hui, elle n’a plus vraiment le statut d’un vrai pays aux yeux des Russes, n’étant plus qu’une région de l’europe, sans aucun pouvoir de décision, et totalement vassalisée aux américains.
    En fait, ils nous plaignent, mais la France ne fait plus rêver.
    Le problème démographique: oui, c’est un vrai problème, mais il ne se résoudra certainement pas en allant « conquérir » d’autres nations. La Russie à une politique de promotion de la natalité, mais assez timide, il faut l’avouer
    C’est plutôt en améliorant le niveau de vie des Russes que les choses s’amélioreront significativement
    D’immenses progrès ont été faits depuis le début des années 2000, mais beaucoup reste à faire, et Poutine avait fait de ce sujet le thème principal de son nouveau mandat
    Malheureusement, l’actualité internationale ne lui laisse pas beaucoup de temps pour traiter ce sujet, ce que les américains lui avaient promis
    Un autre problème interne Russe, avant de s’occuper des affaires des autres est la corruption.
    Là, c’est un échec de Poutine.
    Cette corruption est effroyable, et de plus en plus mal acceptée par le peuple
    Poutine ne semble pas faire réellement grand chose à ce sujet, sans doute empétré jusqu’au cou dans la 5e colonne de son oligarchie, et c’est un réel problème
    Ceci étant dit, ayant comme je l’ai dit une assez bonne vision maintenant de ce qui se passe dans le monde, je peux affirmer sans crainte de me tromper que la corruption en Russie n’est absolument pas pire que dans n’importe quel autre pays sur la planète, et en particulier aux US ou en Europe
    Simplement, ici, elle est clairement visible car ils ne s’en cachent pas vraiment, ce qui est terrible
    Donc voilà ce que je ressent après 7 ans de présence en Russie, je ne suis pas du tout « un expert », mais pas totalement un débile non plus
    Je pense que la russophobie délirante des pays occidentaux sert essentiellement à masquer des problèmes réels que les dirigeants occidentaux ne veulent pas aborder avec leurs peuples
    Alors, braves gens, dormez en paix, je ne crois pas que la Russie soit prête à envahir l’europe, je ne crois pas qu’elle en ait seulement envie, bien au contraire, le reste du monde devient de plus en plus bien plus attractif
    Voilà ma vision des choses, d’après ce que j’observe et ce que je ressent, et je ne crois pas que la Russie soit prioritairement orientée vers une politique de conquète ou de déstabilisation de l’occident.
    Le temps s’en occupe
    et il nous dira qui avait raison, et je ne souhaite pas que votre thèse se vérifie, malgré tout le respect que j’éprouve pour votre expérience et vos capacités d’analyse
    Cordialement
    PS: depuis 82/86, Moscou a considérablement changé, c’est maintenant une ville magnifique, conforme aux meilleurs standards européens

  • algarath
    Publié à 13:15h, 09 février Répondre

    Bonjour Slocum et merci.
    Je ne parlais pas de s’agrandir en taille mais de s’agrandir en population.
    Poutine ne veut pas bien sûr envahir l’Europe, mais Poutine est conscient des menaces des Américains et de l’OTAN, et ne peut pas que Macron aide à faire une Europe solide.
    Puisque votre épouse est Russe elle a dû connaître le Trio Ekspressia de Boris Moïseev, ce trio qui a dansé avec Alla Pougatscheva pendant 5 ans. J’ai épousé Ludmila, la grande blonde du trio Ekspressia et nous avons été mariés de 1986 à 2008, avant de divorcer…
    Je reste toujours persuadé que Poutine est derrière la mésaventure de Benalla et du milliardaire Russe….
    Cordialement

  • Slocum
    Publié à 15:38h, 09 février Répondre

    Ah, vous me rassurez !
    Je crois que la Russie est actuellement essentiellement préoccupée par la défense de son territoire, face à une éventuelle action folle et désespérée de la part de DC la folle
    En témoigne les nombreuses émissions consacrées à ce sujet à la télévision
    Les Russes sont bien préparés, mais une telle mésaventure pourrait être lourde de conséquence pour l’ensemble des peuples
    Les actions prudentes de Poutine sur la scène internationale témoignent de sa volonté farouche d’éviter cela à tout prix
    Quand à l’affaire Bénalla, c’est possible, et cela m’amuse 🙂
    Au niveau de la population, il y a une forte immigration en provenance d’anciennes républiques de l’URSS, notamment de l’Ousbékistan, du Tadjikistan et d’autres, et cela se voit clairement à Moscou
    A la différence de l’immigration en France, ces gens s’intègrent parfaitement et ne posent aucun problème
    Mon épouse est actuellement à l’étranger, donc je ne peux pas vous confirmer, mais étant assez érudite dans ce domaine, il est probable qu’elle la connait effectivement
    Je lui demanderai à son retour

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