GILETS JAUNES ET SYNDICATS : POURQUOI CE SILENCE ? – Merci GEBE

 

 

 

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, l’attitude des grandes centrales syndicales a été de scepticisme voire de rejet. Condamnation sans équivoque du mouvement par la CFDT, ce qui ne surprendra personne de la part de la nouvelle idole de l’oligarchie, à savoir Laurent Berger l’homme qui a applaudi à tout rompre le démantèlement du code du travail français. FO est resté relativement mutique, sachant que ses gros bataillons qui appartiennent essentiellement la fonction publique sont restés à l’écart. Le silence emberlificoté de la CGT, dont j’ai pu faire l’expérience dans un débat radiodiffusé face à un secrétaire confédéral, montre que cette centrale est quant à elle plus que dans la réserve. La direction confédérale varie de la prise de distance à la franche condamnation.

Son secrétaire général Philippe Martinez qui dirige une organisation syndicale ne se gêne pas pour faire un tri POLITIQUE entre les manifestants et les personnes qui luttent. Utilisant à tort et à travers le mantra des gens du pouvoir, à savoir : « les valeurs ». On lui rappellera que pour l’instant celles qui sont mises en œuvre sont celles d’une brutale répression policière et judiciaire contre laquelle sa centrale est bien timide. Et qu’après avoir conduit le mouvement social, défaite après défaite dans des impasses mortifères, il serait peut-être utile de cesser de donner l’impression de protéger un pouvoir à ce point impopulaire.

Il y en a qui le font. Jean-Pierre Page est ancien responsable international de la CGT et ancien membre de la Commission Exécutive Confédérale de la CGT. Il vient de publier un (long) article repris dans la presse syndicale européenne. Mais qui n’a aucune chance de l’être dans celle de la CGT.

Alors, même si ce n’est pas juridique, c’est Vu Du Droit qui s’y colle.

Régis de Castelnau

 

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