Soulèvement et soulèvement armé : Vraiment pas la même chose

L’homme se distingue du singe par l’emploi raisonné de la langue. « La langue française est incorruptible, c’est de là que résulte son admirable clarté, base éternelle de notre langue » écrivait Rivarol.

 

Que Castaner ne connaisse pas Rivarol, inutile de le dire. Que Castaner, à l’instar d’un grand singe, mélange comme un enfant attardé de 5 ans les termes « soulèvement » et « soulèvement armé », au point de prétendre quelque chose de façon erronée, en dit long sur ce personnage fruste et arriéré, âme damnée de la macronerie.

Du fait du caractère obtus et du quotient intellectuel déficient d’un ministre dépassé par les événements et indigent au plan linguistique, il convient de donner un cours de sémantique, à la Korzybski, ce comte Polonais mon compatriote, inventeur de cette science si utile mais totalement inconnue de Castaner.

Nous vivons dans notre civilisation avec le principe aristotélicien de la relation bi univoque entre le mot et l’objet, tant décrié par l’indispensable et génial Henri Laborit, tant regretté depuis sa mort en 1995. Il est clair que ce qui définit un soulèvement armé et donc une insurrection, ce sont les armes. On n’a pas vu les Gilets Jaunes avec des armes à feu, des couteaux ou des armes japonaises de l’île d’Okinawa. Pas même un cure-dents. Tout le monde par ailleurs ne se hasarde pas à un amalgame entre Gilets Jaunes et casseurs. La seule violence contre un policier par les Gilets Jaunes a été une rasade de coups de poings donnés par un boxeur qui va, bien sûr, être condamné.

Un soulèvement est un mouvement collectif de révolte. Définition du dictionnaire. Il n’y a pas d’arme.

Une insurrection est un soulèvement armé ou une révolte contre le pouvoir en place. Les personnes agissant au nom d’une insurrection sont des insurgés.

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 énonce en son article 2 le droit de résistance à l’oppression parmi les quatre « droits naturels et imprescriptibles de l’homme ». La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

En revanche, la déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen de 1795 n’intègre plus cette notion, jugée trop favorable aux sans-culottes durant la Terreur.

L’insurrection, en France, est définie par l’article 412-3 du code pénal : « Constitue un mouvement insurrectionnel toute violence collective de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national ». Le fait de participer à l’insurrection est un crime réprimé par l’article 412-4 du code pénal.

Tout est dit.

Éric Drouet n’a jamais évoqué un soulèvement armé. Castaner ne pourra rien contre lui, et sa velléité ne provient que de sa méconnaissance de la langue française et de la logique sémantique de base.

Algarath

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