Grenade GLI-F4 : Une arme qui mutile

Le « gentil » Emmanuel Macron s’avère être un loup déguisé en agneau. Mal élu il ne l’a emporté que par rejet de Marine Le Pen. Servi par les élections législatives il dispose de vastes pouvoirs, même s’il n’est que la poupée de ses commanditaires oligarques, de l’UE et du « kaiser » Allemand, la mère Merkel. Un causeur doué, au langage apparemment articulé, dans une enveloppe véritablement désarticulée, sur laquelle des psychologues pourraient se pencher car il y a des choses à dire.

 

Après une année de réformes où ses planètes alignées le prédestinaient à un quinquennat flamboyant, la mécanique s’est enrayée, un peu, beaucoup, vraiment trop. Passons sur les raisons de ses emmerdements qui, selon l’expression de Chirac, « volent en escadrille ».

L’élément de loin le plus catastrophique pour lui et sa clique de la macronie c’est l’explosion d’une grogne sociale d’envergure considérable. Le Peuple qui, après un endormissement de 40 ans, réclame son dû car à l’approche de sa mort sociale il est contraint d’essayer de survivre. Excusez du peu : 60% de la population française, cantonnée à la France périphérique, abandonnée par le pays. Cette force considérable, formée en partie par les Gilets Jaunes et en partie par un très fort soutien des Français, on va dire jusque 70%, a renversé tous les pronostics et ceci en trois mois.

Bon ! Pour l’instant je ne vous apprend rien. Là où les choses se corsent c’est le traitement politique apporté par la macronerie d’un mouvement politique. Justement, de traitement politique il n’y a point. Il y a un traitement policier et les Gilets Jaunes ne sont pas même mentionnés par Jupiter, sauf à dire que ce sont des séditieux et que la République ne va pas se laisser faire. J’ai été élu, quoi, merde !

Au lieu de se parler, de concéder, de s’asseoir à des tables de négociation, on s’affronte dans la rue. Et c’est là que les bras nous en tombent ! La macronie, ces donneurs de leçons à deux balles, une bande hétéroclite de jeunes connes et cons et de vieux chevaux de retour empruntés qui à droite qui à gauche mais recyclés par attrait de l’opportunité car la soupe est si bonne, la macronie cautionne une violence extrême par l’utilisation d’armes de guerre.

Les yeux explosent dans les orbites, les mains sont arrachées, explosées, les os sont éclatés par le TNT.

*****

Les grenades de guerre

 

Mains arrachées, plaies de plusieurs centimètres… La GLI-F4, essentiellement composée de TNT, a fait beaucoup de dégâts lors des manifestations des gilets jaunes. Un rapport de la gendarmerie révèle que sa dangerosité a été sous-estimée par les forces de l’ordre, ce qui ne les empêche pas de l’utiliser.

L’arme mise en cause dans toutes ces blessures de guerre est la grenade lacrymogène instantanée, dite GLI-F4. Son nom est trompeur car cette arme est surtout composée de tolite, un explosif mieux connu sous le nom de TNT. Elle est utilisée à la fois par la gendarmerie et la police.

Il y a eu accès au rapport du laboratoire scientifique de la gendarmerie réalisé sur cette blessure (et versé à l’enquête), avant le mouvement des gilets jaunes. Il conclut que la dangerosité de la grenade a été sous-estimée par les autorités françaises et le fabricant.Le ministère de l’Intérieur fait pourtant le choix d’en tirer «jusqu’à épuisement des stocks», sans préciser le nombre de grenades encore disponibles. Daté du 11 juillet 2018, ce rapport est effectué par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

Selon le fabricant elle est destinée au rétablissement de l’ordre, par son triple effet lacrymogène, assourdissant et de souffle. Elle permet de déstabiliser les manifestants dans des situations particulièrement difficiles (violences, émeutes). La dangerosité de la grenade «au contact» est rappelée par les gendarmes. Leur rapport précise que l’«onde de choc générée fragmente les tissus, les os et provoque des blessures très importantes dont la létalité dépend de la zone impactée».L’IRCGN précise enfin que «l’explosion d’une grenade tenue en main est susceptible de provoquer son arrachement».En effet, l’arme est composée d’une capsule de gaz lacrymogène, mais surtout de 26 grammes de TNT et de 4 grammes d’hexocire, un autre explosif utilisé pour l’amorçage.

Pour réaliser son expertise, l’IRCGN déclenche successivement dix grenades et note à chaque fois les effets produits. Test après test, le laboratoire consigne que la puissance de l’arme est bien plus importante que ce qu’annoncent les données théoriques. La grenade est normalement conçue pour ne pas générer d’éclats, indique-t-il. Cependant, des projections d’éclats transfixiants et de débris divers partiellement calcinés ont été constatées lors de tous les essais.» Ce sont justement ces «éclats transfixiants», autrement dit qui traversent les chairs, qui ont gravement blessé de nombreux manifestants sur tout le corps ces dernières semaines.

 Au-delà de la dangerosité de l’arme elle-même, le cadre légal et les instructions relatives à son utilisation ne sont pas rendues publiques par les autorités. Comme pour de nombreux sujets concernant l’usage de la force, le ministère de l’Intérieur se cantonne le plus souvent à des réponses approximatives, voire fait preuve d’une totale opacité. C’est une instruction datée du 27 juillet 2017, consacrée aux armes dites de «force intermédiaires», et commune à la police et la gendarmerie, qui prévoit notamment le cadre légal de tir des GLI-F4. Selon un compte rendu de ce document réalisé par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) intitulé «réglementation, utilisation et manipulation des grenades GLI-F4», daté du 19 juin 2018. Pour faire simple, en dehors de l’usage en situation de légitime défense, cette grenade peut être utilisée en maintien de l’ordre en présence d’un superviseur. Comme pour les autres armes, son utilisation doit être «proportionnée» et «n’est possible que si les circonstances la rendent absolument nécessaire». Si l’ordre de tir a été donné par l’autorité civile, c’est-à-dire le préfet ou son représentant, les policiers et gendarmes doivent avant tout procéder à deux sommations.

Sur le terrain, le commandement peut prendre l’initiative de tir sans sommation, si «des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent».

Le même compte rendu de l’IGGN, synthétise aussi une instruction datée du 19 janvier 2018, là encore non publique. Ce document détaille les modes de lancer de cette grenade explosive. Elle peut être utilisée à la main, «en faisant rouler la grenade au sol afin d’éviter des explosions à hauteur de visage», mais aussi «par balancé du corps [en courbe], par-dessus un obstacle», ou encore par «détente du bras fléchi [en direct] plus précis pour atteindre une fenêtre ou un passage étroit». Autrement dit, tous les lancers sont possibles. L’arme peut aussi être tirée en courbe, avec un lanceur de grenade.

Pourquoi les récents résultats d’expertise de l’IRCGN n’ont-ils pas conduit à une remise en cause de l’usage de l’arme en vue du mouvement des gilets jaunes ? De son côté, le constructeur, l’entreprise Alsetex, déclare simplement que «la grenade en question n’est plus fabriquée depuis cinq ans».

Alors pourquoi les forces de l’ordre continuent-elles à utiliser cette arme qui n’est plus commandée ? Et quel est l’état des stocks ? Le ministère de l’Intérieur est dans une logique économique alors que des vies sont en jeu.

Algarath et Ismaël Halissat

2 visiteurs

Aucun commentaire

Écrire un commentaire