Les syndicats, ou comment on se fait mettre hors jeu

Les Gilets Jaunes ne veulent pas en entendre parler. L’importante désaffection au cours des années des syndicats par les travailleuses et les travailleurs est méritée. Pour plusieurs raisons, en voici trois.

 

La première c’est la proximité des syndicats avec le MEDEF et avec le pouvoir.

 

Le fonds de commerce des syndicats fait que tout ce qui est concentré en un seul lieu, dépendant d’un faible nombre d’individus, est « achetable » par le patronat et le gouvernement, avec des privilèges ou de l’argent. C’est le jeu de ceux-ci d’avoir à leur main des représentants des travailleurs qui peuvent être minés lors de négociations, et décider ou non de grèves. Ça crée un talon d’Achille et le Medef peut taper où ça fait mal.

 

La deuxième c’est qu’on voit si un maçon est bon en haut d’un mur et pas au pied.

 

L’efficacité des syndicats est faible, ils n’obtiennent rien ou que des miettes. Les Gilets Jaunes ont obtenu par d’autres moyens et en quelques semaines seulement ce que les syndicats n’ont pas réussi à obtenir pendant des années.

 

La troisième c’est la conscientisation des travailleuses et des travailleurs

 

Elles et ils ont compris qu’abandonner leurs voix et leur destin à une organisation, via la représentation, est une erreur et qu’il faut de leur part une bonne dose de participation directe. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

 

Au moins ces trois bonnes raisons expliquent que les syndicats sont poussés hors du terrain de jeu par les travailleuses et les travailleurs, et d’ailleurs aussi par le gouvernement. Quand on ne sert quasiment plus à rien, qu’on ne fait que coûter par des cotisations, on est remplacés par des réseaux sociaux, tout comme des magasins qui coûtent chers sont remplacés par Amazon et l’Internet.

Les deux phénomènes sont irréversibles. Coût très réduit et efficacité du service sont les maîtres mots. Les syndicats font désormais partie du passé.

 

Algarath

 

 

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