Les stratégies opérantes contre les Gilets Jaunes

Moins de mobilisation des Gilets Jaunes ? Absolument pas. Voici quelques réponses. La macronie acculée et le détestable sieur Castaner à la triste figure, ci-devant ministre de l’intérieur et médiocre-tout, ont développé des stratégies pour énormément limiter sur le terrain l’efficacité des manifestations. On en relève quatre principales qui, couplées aux flashballs, aux matraquages et aux gaz lacrymogènes ont fait leur oeuvre :

 

Les arrestations préventives – Stratégie numéro 1

 

Les «arrestations préventives» ou la fin du droit de manifester. Samedi, les forces de l’ordre ont multiplié les arrestations de manifestants de manière préventive : ceux-ci étaient simplement soupçonnés de vouloir participer à un rassemblement paisible, avec des actes violents. Beaucoup ont terminé en garde à vue. La moitié ont fait l’objet d’un classement sans suite. Il n’y avait rien à leur reprocher.

C’est un bilan judiciaire sans précédent pour un mouvement social. Sur la seule journée du samedi 8 décembre, les forces de l’ordre ont interpellé 1 723 personnes participant au mouvement des « gilets jaunes », dont 1 082 sur Paris.

Le parcage des moutons dans l’enclos – Stratégie numéro 2

 

Une autre stratégie très efficace pour contenir les manifestations c’est de parquer sur un site de manif’ les GJ (une place par exemple) et les empêcher de sortir pour aller rejoindre d’autres GJ qui manifestent ailleurs. Inspirée du parcage du bétail, cette stratégie segmente une manifestation qui promet d’être d’envergure en une multitude d’enclos isolés, ce qui éteint les velléités des manifestants et fragmente les sites revendicatifs.

La contamination des manifestations paisibles par des casseurs violents – Stratégie numéro 3

 

Ah ! Je les entends s’offusquer les macronibus. Quoi ! Oser dire qu’on a infusé une multitude de casseurs, qui de l’extrême droite qui de l’extrême gauche pour discréditer un mouvement pacifique de pépés et de mémés et convaincre le reste des Français d’abandonner leur soutien ?

Cette affirmation péremptoire rejoint les accusations de complotisme. Tant pis ! Comme c’est impossible à prouver c’est forcément du complot.

Les interdictions aux bus de continuer vers Paris – Stratégie numéro 4

 

Avec la double casquette de manifestant et de représentant du mouvement, Steven Lebee, qui a pris, samedi, la parole dans un cortège du quartier de l’Opéra à Paris aux côtés de Priscillia Ludosky, met en garde contre des apparences trompeuses. Dans le bus du retour, ce dimanche, ce père au foyer de 31 ans vivant en Haute-Savoie raconte comment nombre de cars transportant des «gilets jaunes», stoppés aux entrées de la capitale, ont dû faire demi-tour. «Il n’y avait pas moins de monde mais on a refoulé des bus entiers», assure-t-il.

 

Algarath

 

 

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