Réflexions d’Algarath sur le monde qui vient

Algarath a été récemment interviewé par André Muis, un ami Québécois, pour expliquer sa démarche et sa trajectoire, et livrer ses réflexions sur ses craintes et ses espoirs dans les prochaines années. Voici le résumé de cet entretien.

 

AM : Je te connais depuis 1994 et tu as toujours été un non-conformiste, critique de la domination sur le Peuple. Tu as écrit des milliers d’articles engagés depuis 2001. Quand et pourquoi as tu décidé de te joindre à cette croisade ?

Algarath : J’ai d’abord été un lecteur et un commentateur assidu des thèses alternatives, et ça a commencé dans le début des années 1980. Il y a donc eu une lente maturation avant que je me décide à écrire. On peut dire que j’ai lu et analysé à peu près tout ce qui a été écrit par des auteurs et des chercheurs sur le sujet de la domination. Plus j’avançais dans mes recherches, plus j’étais effrayé du monde que je découvrais. Alors qu’au début j’étais résigné, dès le début des années 1990 j’étais convaincu qu’on pouvait par son engagement ralentir le processus de domination et limiter les dégâts.

Je suis persuadé que certaines lectrices et lecteurs vont devenir elles-mêmes et eux-mêmes des auteurs et créer des blogs et des sites.

AM : Alors, dans ton cas, quel fut le déclic ?

Algarath : L’Internet. Parmi mes lectures dans cette période d’incubation j’avais le site Oulala. J’ai osé un premier article à la fin des années 1990 et j’ai fini par en écrire près de mille sur ce site, sous les noms d’Algarath, de Meursault et d’Ashoka. Je retrouvai mes articles repris sur beaucoup d’autres sites français et étrangers. Parallèlement à mon engagement, je constatai que le monde se dégradait, que la France s’enfonçait de plus en plus.

AM : Justement ! Alors tu espères encore ou pas ?

Algarath : Ma réponse est claire. Mes espoirs se sont amenuisés, car plus j’affinais mes recherche plus la situation me semblait désespérée. Pas pour moi de mon vivant vu qu’à 70 ans on a un horizon qui se rétrécit mais pour mes descendants, dès la génération qui vient et j’ai 4 enfants.

L’apathie de la majorité des populations a été la cause de mon désespoir. Mais tout a été remis en cause il y a quelques semaines avec les Gilets Jaunes. On a eu la preuve que le Peuple avait un ressort puissant, de nature à disloquer et ébranler les puissants. Mon espoir renaît, comme celui sans doute de milliers d’Éveillés du monde alternatif. Le processus engagé demande à être amplifié, organisé, codifié pour devenir une force d’envergure. Ça va se jouer dans les mois et les années à venir.

J’ai toujours cru que seul le Peuple pouvait casser le carcan qui l’oppresse.

AM : Comment les puissants dominants ont-ils pu établir cette domination planétaire ?

Algarath : Là il n’y a pas photo ! Par la finance, par la noblesse noire et les familles dominatrices, aux premiers rangs desquelles les Rothschild. Avec quelques mécanismes très simples à comprendre pour un professionnel. Le contrôle de la création de monnaie par l’établissement des banques centrales privées, le contrôle de la politique monétaire des taux et des niveaux de liquidités, tout est parti de là. Il y a eu ensuite la mise en place d’organismes complices appartenant directement au cartel des banquiers de la haute finance, FMI, Banque Mondiale, ONU, Otan. Il y a eu aussi bien sûr la mise en place de systèmes de domination d’un rang inférieur avec la caste, la synarchie, les sociétés secrètes puissantes, l’état profond, l’establishment américain, et aussi le ralliement des royautés autant celles qui règnent encore que celles, déchues, qui bénéficient encore de fortunes importantes.

AM : Avec des forces pareilles tu espères encore ?

Algarath : Il y aura un moment, qui va arriver, où les forces démocratiques mises sous le boisseau vont, ou mourir et mener à l’esclavage des Peuples, ou triompher avec guillotine, piques, révolutions, et accusateur public. On n’y coupera pas, si j’ose cette expression. Plus ça va plus les dominants le savent, plus ils craignent, plus ils resserrent leur emprise. L’épreuve de force se fera, terrible, dévastatrice, où des millions de gens mourront ; ou sinon l’esclavage sera établi. Le règne de la super classe sur un cheptel de sous-hommes. Bien pire que ce qu’on a connu avec le nazisme allemand. La lutte du monde d’en haut sur le monde d’en bas est une étape gentillette, qui va vite dégénérer.

AM : Tu as créé tes sites, Algarath, depuis 2006, « on and off ».

Algarath : Oui. Avec des périodes d’activité intenses et des arrêts nets. Occupation professionnelle oblige. Maintenant que je suis à la retraite la route est dégagée. Mon but est de former un noyau de lectrices et de lecteurs, de tous âges, et d’être un catalyseur informel mais utile. Ce sont eux, et certaines et certains vont faire comme moi et devenir des auteurs engagés. Une petite graine ensemence un jour un terrain entier. J’aimerai être cette graine.

Ma dernière version actuelle d’Algarath, celle-ci, a démarré il y a un trimestre. J’avais 50 habitués et en moins de trois mois on est déjà mille lectrices et lecteurs, qui lisent quelques milliers de pages chaque jour. Très encourageant.

Mon but c’est de leur mettre à disposition des centaines et des milliers de documents qui vont leur faire gagner du temps précieux. Il m’a fallu 20 ans pour avoir accès à ça, ils l’ont sur mon site rassemblé, trié par thèmes et par catégories.

En plus je leur livre des analyses personnelles.

AM : On va arrêter là pour aujourd’hui. On se reverra plusieurs fois si tu veux bien.

Algarath : Avec plaisir. Pour l’instant le plus important c’est d’observer où le phénomène des Gilets Jaunes va nous mener. Passionnant ! J’écris là-dessus depuis plusieurs semaines car c’est essentiel.

Mais je continue à mettre en ligne des documents historiques qui aident à comprendre. Je me souviens d’une phrase du livre « le matin des magiciens » : Tout ce qui est compris est bien. C’est essentiellement pour aider à comprendre que je me suis engagé. La compréhension mène à la conscientisation. La conscientisation mène aux remèdes et aux changements profonds.

 

 

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