Gilets jaunes : Emmanuel Macron est resté silencieux

Ces derniers jours, Emmanuel Macron a laissé son Premier ministre, Edouard Philippe, en première ligne face au mouvement des Gilets jaunes. Il reprendra la parole en début de semaine prochaine.

 

Cette semaine, on a entendu Edouard Philippe tenter de gérer la crise des Gilets jaunes. Pas Emmanuel Macron. C’est pourtant le Président qui s’était chargé de faire des premières annonces fin novembre lors d’un discours sur la transition écologique. Mais cela n’avait pas suffi à apaiser la colère des manifestants. Depuis, Emmanuel Macron – pourtant directement visé dans les cortèges aux cris de « Macron démission » – reste silencieux, laissant son Premier ministre monter au front. Il s’exprimera « en début de semaine prochaine », a annoncé vendredi à l’AFP le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

 

Retour sur la semaine silencieuse d’Emmanuel Macron. Deux visites sans prise de parole

 

Sa dernière déclaration publique sur le mouvement des Gilets jaunes remonte à quasiment une semaine. Samedi dernier, après l’acte 3 des Gilets jaunes et alors qu’il est en déplacement officiel en Argentine pour le G20, Emmanuel Macron déclare qu' »aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l’Arc du Triomphe soit souillé ». Le Président se rend le dimanche matin sur la place de l’Etoile pour constater les dégradations. Sans prise de parole. Idem le lundi matin après son déjeuner avec des CRS dans une caserne parisienne.

Pas de déclaration officielle non plus au Puy-en-Velay le mardi soir – soit après l’allocution d’Edouard Philippe depuis Matignon – où Emmanuel Macron se fait pourtant huer, insulter et poursuivre par certains manifestants en marge d’une visite à la préfecture incendiée et au commissariat.

Une violence frontale qui aurait été déclencheur d’une prise de conscience. Dans L’Opinion, un proche de l’Elysée affirme que le chef de l’Etat s’est alors rendu compte qu’il pourrait « finir comme Mussolini ».

 

Le Duce Benito Mussolini et sa maîtresse Claretta Petacci, pendus par les pieds après avoir été tués par les Partisans italiens, Place Loreto à Milan, Italie en 1945. (Photo by Keystone-FranceGamma-Rapho via Getty Images)

Le lendemain, il lance en Conseil des ministres un « appel clair et explicite au calme aux forces politiques et syndicales, et au patronat », selon des propos rapportés par le porte-parole Benjamin Griveaux.

Aucun tweet depuis mardi. Sur Twitter aussi, Emmanuel Macron reste silencieux. Alors qu’en général, plusieurs messages sont publiés chaque jour, les deux derniers remontent au mardi 4 décembre. Il y rend hommage aux agents de la préfecture du Puy-en-Velay.

S’il ne parle pas, Emmanuel Macron vide son agenda. Ainsi, sa visite de deux jours en Serbie – mercredi et jeudi – est annulée pour multiplier les réunions et les consultations, selon son entourage.

Un Premier ministre chargé de faire des annonces…

 

Mardi, la journée est chargée pour Edouard Philippe. Le Premier ministre enchaîne intervention devant les députés de la majorité, allocution télévisée depuis Matignon, puis questions au gouvernement. Il fait alors plusieurs annonces, parmi lesquelles la suspension de la hausse de la taxe carbone prévue au 1er janvier 2019. « Elle ne s’appliquera pas avant d’être débattue par toutes les parties prenantes. […] Si nous ne les trouvons pas (les mesures d’accompagnement justes et efficaces), nous en tirerons les conséquences », affirme-t-il. Un flottement s’installe alors : moratoire – qui figurait déjà dans le discours d’Emmanuel Macron sur la transition écologique, mais qui avait été enlevé à la dernière minute – ou pure annulation?

… mais qui est corrigé par l’un de ses ministres

C’est cette dernière option qui l’emporte. « Les hausses de ces taxes sont annulées pour l’année 2019. Comme ça, il n’y a pas d’entourloupe », confirme le ministre François de Rugy sur le plateau de BFMTV. Auparavant, plusieurs médias avaient rapporté des propos de « l’Elysée » : l’augmentation n’est pas « suspendue, ni différée », mais bien « annulée ».

Malgré la demande, Macron ne reçoit pas les « Gilets jaunes libres »

 

« Nous en appelons au sens des responsabilités et au sens de l’Etat d’Emmanuel Macron. Le pays est au bord de l’insurrection et de la guerre civile. Nous demandons à être reçus pour négocier avec lui sur le pouvoir d’achat, qui est ce qui relie toutes les colères » de ce mouvement hétéroclite, a déclaré jeudi à l’AFP l’un des représentants du collectif des « Gilets jaunes libres » Benjamin Cauchy. « Il faut que le Président prenne conscience de sa responsabilité. C’est un appel au calme », ajoutait-il.

L’Elysée leur a opposé une fin de non-recevoir. Selon France Inter, la présidence indique que « les gilets jaunes ont déjà fait faux bond au Premier ministre » et que « la porte de Matignon reste ouverte ». Edouard Philippe va finalement les recevoir vendredi à 20h30, a annoncé Matignon. La délégation du collectif sera notamment composée de Benjamin Cauchy, de Jacline Mouraud et de Cédric Guémy.

Il parlera « en début de semaine prochaine »

 

Finalement, Richard Ferrand, le président En marche de l’Assemblée nationale, a indiqué vendredi – dans une dépêche AFP tombée à 5 heures du matin – qu’Emmanuel Macron s’exprimerait en début de semaine prochaine. « Après différents échanges et un tour d’horizon, le Président, lucide sur le contexte et la situation, ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu et par conséquent n’a pas l’intention de s’exprimer avant samedi », a déclaré Richard Ferrand. « A l’inverse, en début de semaine prochaine, il sera amené à s’exprimer », a-t-il ajouté.

Côté agenda, Emmanuel Macron ne se rendra finalement pas au Maroc lundi et mardi pour approuver le Pacte mondial sur les Migrations piloté par l’ONU. Il sera remplacé par son secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

Un moment central du quinquennat

 

Pour l’heure, rien n’a été précisé sur la forme que prendra cette intervention présidentielle. Sur le fond, Emmanuel Macron joue gros. La séquence apparaît en effet comme un « moment central du quinquennat » – selon les propres termes d’Edouard Philippe. « Le retrait d’Emmanuel Macron, c’est aussi sa manière de dire à son premier ministre : ‘Tu ne voulais pas bouger, si on en est là, c’est de ta faute, alors maintenant assume' », indiquait un proche du Président dans Le Monde. Après avoir choisi de rester silencieux, Emmanuel Macron va donc tenter de reprendre la main. Avec quelles conséquences pour son gouvernement et pour son Premier ministre?

Le système français, modèle à bout de souffle

 

Le « système français » est à bout avec son « modèle » social infinançable et la caste qui continue à s’octroyer des privilèges. La dernière en date les annonces d’augmentations ! Ils ne pensent qu’à se goinfrer avec nos impôts…

Si cela ne craque pas dans les jours prochains, ce ne sera que partie remise…

Un Etat qui fonctionne à crédit, admet les déficits budgétaires, fait crouler les citoyens sous les impôts et les taxes, tout en accumulant une dette astronomique ne peut pas durer.

Macron, est au bout du bout. Il subit toutes « les gouttes d’eau » qui ont fait déborder le vase : ses taxes punitives, sa manière méprisante, mais aussi le dépassement des 1000 milliard d’impôts, et l’OCDE qui déclare que nous sommes le premier pays du monde libre en matière de fiscalité. Quasiment un pays communiste du temps de la guerre froide !

Ne reste plus qu’à être « déclassé » par les agences et que nos taux d’intérêts repartent à la hausse…

Il n’est pas responsable de tout, mais il y a une chose dont il est pleinement responsable, c’est d’avoir continué comme les autres avant lui, ceux du « vieux monde »…

C’est lui qui est là, et dieu sait s’il l’a voulu, qu’il a tout fait pour, donc c’est lui qui trinque. Ce n’est pas injuste parce qu’il n’a rien fait de sa propre initiative pour résoudre ces questions, au contraire. Il a fait le choix de taxer très lourdement…

Et aucune réforme annoncée du mille feuilles par exemple, pas plus que de la fiscalité. Il n’en parle que sous la contrainte.

Il va lui falloir beaucoup de courage pour écouter et faire preuve enfin d’humilité… Même s’il arrive à chasser le naturel il reviendra au galop.

Personne ne peut croire que le freluquet va réussir en aucune manière la fin de son quinquennat, entamé du tiers.

Macron est fini. Reste quand même entier le problème des changements profonds à apporter pour que le Peuple puisse vivre décemment au lieu de survivre et souffrir.

Le matamore chie dans son froc, le roi est nu

 

« Qu’ils viennent me chercher » ! Le freluquet, applaudi par ses sycophantes, mettait au défi le Peuple de « venir le chercher ». C’est ce que les Gilets Jaunes ont fait, et la poupée (ce qu’il est à bien des égards) s’est dégonflée. La grande gueule a choisi le silence et, comme on a vu plus haut suivant la confidence de son entourage, il a une vraie peur de « finir comme Mussolini ».

Je crois qu’il est lucide sur ce qui pourrait lui arriver. C’est lui-même qui le dit !

Algarath

 

 

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