Le gouvernement invisible par Jacques Bordiot – Article 1 / 20 (série d’épisodes)

Je mets en ligne ce livre très révélateur qui vous emmènera dans de vrais secrets très cachés, par une série d’articles, vu le travail que je dois faire pour mettre en forme correctement le livre « le gouvernement invisible » de Jacques Bordiot. Je vous conseille de lire cette série, qui vous plaira je pense et qui vous fera découvrir des faits connus des seuls initiés.

 

Jacques Bordiot, de son vrai nom Jean Costes: est un officier de marine, journaliste et essayiste français; né le 15 août 1900 à Agen (Lot-et-Garonne), mort le 3 avril 1983 à Nancray-sur-RImarde (Loiret).

Ancien élève de l’École navale, il fut officier canonnier et lieutenant de vaisseau au Moyen-Orient. En 1940, il suivit le maréchal Pétain et opta pour l’Armée de Vichy. En 1945, il est exclu de la Royale, puis emprisonné pendant l’épuration (il fut notamment le codétenu d’Henry Coston).

Dans les années 1950, il collabora à l’Écho de la Presse de Noël Jacquemart, et à La Vie des Métiers. Il travailla ensuite pour la revue d’extrême droite Lectures françaises en tant qu’éditorialiste, et écrivit plusieurs ouvrages portant sur la franc-maçonnerie, les synarchies ou les « pouvoirs occultes ».

Selon Bordiot, entre 1918 et 1922, Lénine aurait remboursé à la banque Kuhn, Loeb & co, environ 600 millions de roubles-or, correspondant à environ 450 millions de dollars, tandis que la Standard Oil of New Jersey, propriété des Rockefeller, achetait après la révolution bolchévique 50 % des gisements pétrolifères du Caucase, bien qu’ils fussent officiellement propriétés d’État.

Dans son livre Une main cachée dirige, il met en relief les réseaux de pouvoir anglo-américains.

 

Algarath

 

 

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Préface d’Henry COSTON

 

A l’heure tragique où le monde se trouve confronté à l’éventualité d’un cataclysme cosmique, qui menace d’engloutir et nos personnes, et notre civilisation, pétrie de christianisme, sous la ruée de barbares sans foi ni âme, y a-t·il lieu de désespérer ?

Telle n’est pas l’opinion du philosophe George Uscatesco, qui écrit : «ll est indubitable que l’Europe est actuellement un monde en crise. Mais ce n’est pas la première fois qu’elle passe par une telle épreuve. Bien mieux, le phénomène de la crise lui appartient presque en exclusivité, est consubstantiel à son existence. Alors que les autres fonnes de cultures connaissent des époques de décomposition et de longues étapes de statisme et de pétrification, l’Europe procède par crise, progrès antagonique, conflit permanent qui affirme son devenir historique et sa capacité constante de rénovation. La crise, époque stérile, est, dans son histoire, à la fois sépulcre et berceau. Le passé et l’avenir, forces vivantes, luttent et s’harmonisent par-dessus le désert du présent. Les moments les plus aigus de la crise engendrent d’eux-mêmes les suprêmes élévations, les instants les plus sublimes de sa culture et de son histoire».

La crise, «à la fois sépulcre et berceau», est à l’Histoire ce qu’est au grain de blé la germination sous terre, elle disparaît après avoir produit l’épi, né de sa propre substance.

Cela, contrairement à l’opinion commune qui considère l’Histoire comme une succession discontinue de tranches d’événements sans liaisons entre elles. On parle d’Empire babylonien, d’Empire égyptien, d’Empire chinois, d’Empire perse, d’Empire grec, d’Empire romain, etc., comme d’entités intrinsêques, disparues à jamais, sans autres conséquences que celles d’épiphénomènes, et de paradigmes. D’ooù le principe : «L’Histoire est un perpétuel recommencement ».

Rien n’est plus faux. Quoi qu’il paraisse, l’Histoire n’est pas formée d’« accidents» successifs juxtaposés en chapelet au hasard des circonstances : elle est une formation continue, dont les événements s’enchaînent logiquement au long des générations. Sur la chaîne sans fin des siècles, l’homme, tisserand infatigable, dessine d’une navette hésitante, la trame bariolée de l’Histoire, qui retrace ses espoirs, ses efforts, ses souffrances.

Si nous ne discernons pas cet enchaînement logique, c’est qu’il nous manque des maillons, oubliés ou, trop souvent, tenus cachés par des forces occultes à tendance messianique.

De nos jours, un certain nombre de sociologues, plus ou moins désintéressés, refusent d’admettre l’importance de ces forces occultes, voire même leur existence. Or voici ce qu’écrivait, en 1961, dans un livre intitulé Vols de vautours sur le Congo, M. Pierre Nord (colonel André Brouillard, ancien chef des Services de Renseignements français): «… Toute votre instruction est à refaire si vous n’aviez pas compris à travers vos manuels d’histoire pour le passé, et en ouvrant vos yeux dans le présent, que tout bouleversement politique a commencé par les palabres secrètes de quelques hommes réunis dans une société de pensée, – a continué par l’action secrète de leurs disciples,- et que si cela n’a pas toujours, pas souvent réussi, s’il y a eu infiniment plus de conspirations que de révolutions triomphantes, en tout cas il n’y a jamais, jamais de grand, de vrai, de profond changement politique sans société secrete au départ».

Cela est vrai même des révolutions dites «populaires», comme la Révolution française de 1789, trop longtemps attribuée à une révolte d’une population indigente contre les classes privilégiées.

 

Dans son ouvrage magistral, La Révolution Française, Pierre Gaxotte s’inscrit en faux contre cette opinion : «La misère peut susciter des émeutes, écrit-il. Elle ne cause point de révolutions. Celles-ci ont des causes plus profondes et, en 1789, les Français n’étaient pas malheureux».

Un historien aussi engagé à gauche que le Pr. Albert Soboul affirme dans son Histoire de la Révolution française : «La Révolution française constitue, avec les révolutions hollandaise et anglaise du XVIIe siêcle, le couronnement d’une longue évolution économique et sociale qui a fait de la bourgeoisie la maîtresse du monde ».(lire à ce propos : l.es Financiers qui mènent le monde et Le Secret des Dieux, par Henry Coston).

«Cette vérité qui peut passer aujourd’hui pour commune, les doctrinaires les plus conscients de la bourgeoisie l’avaient proclamée dès le XIXe siècle… Guizot démontrait que l’originalité de la société française, comme de la société anglaise, consistait essentiellement dans l’existence, entre le peuple et l’aristocratie, d’une forte classe bourgeoise qui lentement avait précisé l’idéologie et créé les cadres d’une société nouvelle, dont 1789 avait été la consécration.

Tocqueville après lui, puis Taine soutinrent cette même opinion. Tocqueville a parlé avec «une sorte de terreur religieuse », «de «cette révolution irrésistible qui marche depuis tant de siècles à travers tous les obstacles, et qu’on voit ·encore aujourd’hui s’avancer au milieu «des ruines qu’elle a faites».

Ainsi : UNE RÉVOLUTION N’EST JAMAIS SPONTANEE : ELLE DEMANDE UNE PRÉPARATION PLUS OU MOINS LONGUE SUIVANT LES CIRCONSTANCES, QUI EXIGE:

  • LA FORMULATION D’UNE IDÉ0LOGIE SUBVERSIVE ;
  • LA MISE EN PLACE D’UN RESEAU DE DIFFUSION, ACCOMPAGNEE DE MOUVEMENTS DE FOULE SOUS DES PRÉTEXTES DIVERS ;
  • UN FINANCEMENT SUFFISANT POUR ASSURER L’EXÉCUTION D’UN PROGRAMME SUJET A ALEAS, RÉMUNERER L’ETAT-MAJOR, LES MENEURS, LES AGENTS PROVOCATEURS, LES INDICATEURS, ETC., ET ACHETER LES COMPROMISSIONS NECESSAIRES ;
  • DES INTERVENTIONS DE L’ÉTRANGER ;
  • LE DECLENCHEMENT D’UNE PREMIÈREEMEU’I’E«TÉLÉCOMMANDEE», SUIVIE DE «JOURNEES» OU DE «MANIFESTATIONS» OBLIGATOIREMENT SANGLANTES.

 

Ce qui fait écrire à Sylvain Bonmariage, dans Aux Carrefours de l’Histoire, d’avril 1958 : «Il n’y a pas une sottise plus mensongère que de prétendre que les révolutions soient faites par la misère. Elles sont l’œuvre de gens repus».

Ce sont ·des gens repus qui ont transmis et précisé l’idéologie de la révolution (Fénelon, avec son Télémaque (1699), son Examen de conscience sur les devoirs de la royauté et ses Tables de Chaulnes ( 1711) ; Montesquieu, avec ses Lettres persanes (1721) et son Esprit des Lois{l748}; Voltaire avec ses Lettres phüosophiques sur les Anglais (1734), son Dictionnaire philosophique (1764), etc.

C’est un repu s’il en fut, Philippe d’Orléans, la plus grosse fortune de son époque, Grand Maître du Grand Orient de France, futur Philippe- Egalité, qui subventionnait le Club des Trente et tout un réseau de sociétés de pensée et de clubs associés pour la diffusion de l’idéologie révolutionnaire ; en même temps, il rétribuait une meute de pamphlétaires, dont les libelles étaient distribués par colporteurs jusque dans les campagnes les plus arriérées ; et il fut convaincu d’avoir stipendié les meneurs de sanglantes «journées» révolutionnaires ; en attendant de voter l’exécution de son cousin Louis XVI (2).

Il ne faudrait pas croire que le schéma révolutionnaire ait été particulier à la France. On le retrouve dans tous les mouvements subversifs à l’étranger, quel qu’en soit le titre :révolution, indépendance, coup d’Etat, pronunciamiento ou autre. Ainsi en fut-il de l’Indépendance des Etats-Unis, dont le principal promoteur fut le très riche Benjamin Franklin.

D’autre part, pourquoi les effusions de sang seraient-elles considérées comme obligatoires ?

 

Pour deux motifs. Le premier, créer des liens de complicité entre les conjurés. L’expérience a montré que, dans les rangs révolutionnaires, de nombreux idéologues reculent au moment de passer à l’action. En les impliquant dans des exécutions légales ou surtout illégales, le gouvernement se garantit contre leur défection. Il est établi, par exemple, que c’est le lien du «régicide» qui a permis à la Convention d’établir le régime de la Terreur.

I.e second motif est de présenter à l’étranger le pouvoir révolutionnaire comme ayant l’acquiescement de la majorité du pays, ses victimes n’étant que des comploteurs «contre la volonté du peuple». Et l’on a même vu les armées de la Convention envahir la Belgique et l’Allemagne.

Le schéma révolutionnaire a été déduit de l’étude des mouvements subversifs sur le plan national. Or il est avéré que, au moins depuis le début du XIXe siècle, nous nous trouvons dans une perspective de révolution à l’échelle mondiale.

De la Révolution d’Octobre russe de 1917, subventionnée à la fois par la Reichsbank allemande, par les banques américaines Kuhn, Loeb & Co, Rockefeller et Morgan, par la Nya Banken suédoise et d’autres financiers dont il est parlé dans la Haute Finance et les Révolutions.

Et ce sont ces mêmes repus qui créent plus ou moins artificiellement la misère pour l’exploiter à leur profit. Si les trois premiers points du schéma révolutionnaire sont évidents, les deux derniers méritent quelque explication.

 

Les interventions de l’étranger sont-elles indispensables ? Il faut bien admettre que tout mouvement révolutionnaire ne peut manquer d’avoir des conséquences pour les autres Etats, et il en est peu qui resteront neutres. Certains montreront une hostilité, soit à cause de leurs relations avec le gouvernement menacé, soit par crainte que la subversion, faisant tache d’huile, ne cause des troubles chez eux. Tout au contraire, certains Etats, par intérêt ou par idéologie, souhaitent le renversement du système de gouvernement du pays intéressé. Les mouvements révolutionnaires ne peuvent que se réjouir de leurs interventions, lors même qu’ils ne les sollicitent pas. Faut-il citer les ingérences non dissimulées du Big Business ou de la CIA dans les agitations de l’Amérique latine ?

Il y a un schéma très ancien, qui vise à l’établissement d’un Gouvernement Mondial, en appliquant, mutatis mutandis, le même schéma dans son intégrité. Mon vieil ami Jacques Bordiot s’est donné pour tâche de le démontrer.

Sans se dissimuler d’ailleurs les difficultés de son projet. Toute entreprise subversive est caractérisée, en effet, par :

  • un organigramme hiérarchique strict ;
  • des aspects multiformes, à la fois pour égarer les investigations extérieures, et pour s’adapter à la diversité des classes de la société ;
  • le secret impératif à tous les échelons.

 

Mais il n’est de secret qui n’ait des failles ; et d’autant plus nombreuses qu’il y a plus de gens à le partager. La synthèse des renseignements provenant de la police et de ses informateurs, des aveux des transfuges, des indiscrétions et des maladresses, d’événements fortuits, a permis de pénétrer bien des arcanes de l’entreprise de subversion mondiale .

C’est le schéma simplifié, issu de cette synthèse, que Jacques Bordiot expose dans les pages qui suivent.

 

Henry COSTON

 

 

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