Le Grand Livre de la Synarchie – Article 1 / 40

Au fil des années je me suis passionné pour la recherche concernant les responsables de la domination sur les Peuples, leurs méthodes, et leurs agissements. J’ai découvert petit à petit des trésors d’information sur ce sujet, et je les écrits sur ce site-ci. Parmi ces trésors, un document épais de près de 200 pages. Je l’ai lu (en anglais), relu, compris et digéré. J’ai alors estimé devoir le traduire pour ceux qui s’intéressent à la même chose en France.

 

Ce document concerne la synarchie et a été écrit par Robert Husson. Ce document, magnifiquement documenté, nous entraîne dans les couloirs secrets de la synarchie et les révélations se succèdent. Si un seul lecteur le lit, je serai récompensé pour mon temps à le traduire et à le mettre en ligne. C’est donc ce que je fais, mais avec 200 pages à se coltiner tant pour vous que pour moi je le publie en une quarantaine d’épisodes.

Il me semble difficile, sinon impossible, de comprendre à fond la synarchie en France sans lire ce long article relâché petit à petit. On trouvera ici de multiples documents provenant de Roger Mennevée. Roger Mennevée (21 décembre 1885 – 26 septembre 1972) est un essayiste et journaliste français d’extrême droite.

Fondateur et directeur d’un périodique, Les Documents politiques, diplomatiques et financiers (1920-1969), il est surtout connu pour sa dénonciation des menées politico-financières du patronat, de l’« oligarchie financière » française et internationale. Il épluche la presse et les annuaires professionnels pour établir la liste des parlementaires français administrateurs de sociétés. Il a consacré plusieurs ouvrages à Basil Zaharoff ainsi qu’au complot mythique de la Synarchie. Il dénonça le Redressement français dans ses Documents politiques, diplomatiques et financiers.

Il suit aussi à la trace les organisations antimaçonniques. Albert Vigneau a témoigné de son (ancienne) appartenance maçonnique à la même obédience que lui, la Grande Loge de France, déclarant l’avoir croisé comme frère invité et déclarant qu’il s’est attaqué par ses publications au contrôle, par le Redressement français, d’un organe de presse qu’il qualifie d’« officieux de la GLDF », propos qu’a niés et condamnés l’obédience.

Son fonds d’archives a été acquis par l’Université de Californie à Los Angeles.

Mennevée pense que la synarchie est un centre de décision unique et mondial, une des « forces occultes qui mènent le monde ». Selon lui, il y aurait

  • le pôle P (protestant) dirigé par des Anglo-saxons et des Nordiques,
  • le pôle c/s (catholico-synarchiste) réunissant les intérêts financiers concentrés autour de l’Église
  • et le pôle C (communiste) tendant à déposséder les deux premiers de leur prédominance.

Je souscris aux thèses de Mennevée tout en étant ni d’extrême-droite ni de gauche ni du centre et de ni du dessous ni du dessous et parfois à côté, mais simplement père de quatre enfants et citoyen dévoué à mes deux pays (France et Québec / Canada). J’y souscris aussi pour aider à conscientiser mes lectrices et lecteurs.

Algarath

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SYNARCHE MOUVEMENT DE L’EMPIRE – LES DOCUMENTS DE MENNEVEE SUR LA SYNARCHIE

 

LE COMITE SECRET D’ACTION REVOLUTIONAIRE « [C.S.A.R.]

 

Le rapport suivant est le premier rapport rédigé par ROBERT HUSSON, lorsqu’il était en prison sous le régime de Vichy. Il complète le rapport qu’il a publié plus tard, en 1945, sur Le Mouvement synarchiste de l’empire (S.M.E.) et le Pacte synarchiste révolutionnaire (R.S.P.). Il est important de savoir que ROBERT HUSSON était un gaulliste patriote et passionné avant l’époque de GAULLE, probablement un agent du renseignement militaire, qui a passé les quatre années de la guerre en prison, c’est-à-dire toute la période du régime de Vichy. Le mémoire de HUSSON n’est pas signé, mais il est facilement reconnaissable à ses caractéristiques littéraires et morales. Il était dédié à CHARLES DE GAULLE et a été dactylographié à Paris le 14 juillet 1944.

Le plan général du Mémoire de Husson vise à démontrer la nature de la trahison, qui a transformé la France en fascisme avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. ROBERT HUSSON montre avec la grande passion d’un patriote comment, pas à pas, de 1919 à 1945, la France a été détruite par un groupe d’hommes qui, sous un déguisement catholique sophistiqué qu’ils ont appelé Synarchie, ont tenté en vain de s’empare du gouvernement au moyen d’insurrections et utilise finalement la défaite de l’armée française par les nazis, en juin 1940, comme moyen de détruire l’État-nation français.

« Plan du mémoire. »

Livre 1. « La désintégration des institutions républicaines par les C.S.A. (de 1919 à 1939).

Livre 2. « Préparation à une prise de pouvoir sous les couvertures d’une guerre et d’une défaite militaire. (1938 au 10 mai 1940).

Livre 3. « Le pouvoir s’accompagne d’une fausse défaite militaire, suivie d’un appel au chantage contre le désastre. (10 mai à juillet 1940).

Livre 4. « L’organisation du pouvoir par une réduction du peuple français en esclavage administratif et servitude professionnelle. (9 juillet 1940 à juillet 1944).

Livre 5. « Les efforts déployés par le C.S.A.R. afin de conserver le pouvoir après la guerre, en cas de victoire des Alliés. (Dès 1942).

Livre 6. « Tentative de synthèse: perspective générale des événements internationaux de 1920 à 1944. La » seconde guerre de trente ans « .

« Conclusion. Table.

Au tout début de son rapport, ROBERT HUSSON a souligné que la Synarchie ne constituait pas une simple trahison, mais que, pendant une période d’au moins dix ans, c’est-à-dire de 1929 à 1939, les actes de la Synarchie reflétaient une corruption plus grave encore dans lequel un certain nombre de personnes au pouvoir, ainsi que dans l’armée de terre et l’aviation française, savaient d’avance que l’armée française allait être délibérément vaincue par une invasion étrangère et qu’elle le prévoyait avec l’aide de commandants de haut niveau . Cette haute trahison s’articulait essentiellement autour de la destruction de la Troisième République, qui avait été la plus longue institution constitutionnelle de la France depuis la Révolution française.

Soixante-cinq ans après la fondation de la Troisième République, en 1875, le mouvement monarchique français catholique appelé Synarchie tenta d’établir une dictature fasciste qui ramènerait le régime au régime féodal qui existait avant 1789. En d’autres termes, HUSSON La Synarchie en tant que mouvement contre-révolutionnaire, c’est-à-dire en tant que moyen de restaurer la monarchie et le vieil empire français.

PREPARATIONS POUR LA CONTRE-REVOLUTION SYNARCHISTE

 

Le but principal du COMITE SECRET D’ACTION REVOLUTIONAIRE (CSAR) était de préparer un coup d’Etat pour lequel ils auraient recruté un cadre fasciste français de dirigeants au sein du gouvernement, des médias et de l’administration de toutes les industries relatives à la Défense nationale, et qui mettraient la nation au service du contrôle bancaire central de la monarchie française. Toute l’opération se déroulait sous le couvert de « l’anti communisme » et au nom d’un programme de « reconstruction nationale ». Toute la propagande idéologique visait à affaiblir les formes des institutions républicaines et à démontrer qu’aucune forme de gouvernement représentatif (c.-à-d. Une république de type américain) ne pouvait fonctionner, que la forme constitutionnelle de {bien-être général} d’un peuple était considérée être un simulacre, et que seul un retour à un régime monarchique français pourrait gouverner l’Empire français et répandre sa « joie » dans le monde entier.

Après plusieurs coups d’État infructueux, en 1928, en 1934 et en 1937, il est apparu aux synarchistes que la destruction de la Troisième République, en tant qu’institution, ne pouvait aboutir qu’avec une défaite militaire totale par une puissance étrangère.

En d’autres termes, la prise de contrôle de la France par les fascistes était censée se produire sans l’invasion HITLER. Ainsi, ce n’est qu’après l’échec de l’insurrection armée de Paris de février 1937 que l’on a pris la décision irrévocable de lancer l’invasion HITLER de la France. HITLER était initialement destiné à se déplacer vers l’est, contre l’Union soviétique.

 

Simultanément au cas de la France, une direction occulte de C.S.A.R. a été créée en Italie, en Allemagne et en Espagne. La forme italienne a été créée à Milan le 23 mars 1919, lorsque MUSSOLINI est devenu le chef du « Premier Cinquante-Cinq ». Cela coïncidait également avec l’arrivée de l’un des contrôleurs de MUSSOLINI, DA NUNZIO, à ce moment-là. En France, LE MARÉCHAL PETAIN était le dirigeant « nominal » du nouvel ordre politique.

HUSSON a annoncé que la Haute Banque catholique du Vatican (Haute Banque catholique) avait financé le projet C.S.A.R. des quatre pays.

 

Il est important de noter à ce stade qu’au tournant du siècle, le Vatican avait été repris par le pape fasciste PIE X (1903-1914) qui avait donné sa bénédiction à ACTION FRANCAISE et qu’il s’agissait de Benoit. XV et PIE XI qui ont utilisé le mouvement de la JEUNESSE OUVRIERE CATHOLIQUE (JOC) pour contrer la FRANCAISE ACTION de CHARLES MAURRAS en Belgique, en France et au Canada. En fait, PIUS XI a officiellement condamné ACTION FRANCAISE en tant que mouvement fasciste.

Selon HUSSON, l’Angleterre n’avait pas de C.S.A.R. les États-Unis en avaient un dès 1930, par l’intermédiaire des services de CHARLES BEDEAUX, auteur notoire de «l’accélération du travail» aux États-Unis. Il existait également des branches du C.S.A.R. en Argentine, en Bolivie, au Mexique et en Uruguay.

En France, les PDG catholiques devaient confier les services de propagande, d’éducation nationale et des affaires sociales à des agents monarchistes catholiques. L’organisation du travail, des professionnels et du cadre scientifique devait être organisée par JEAN COUTROT en France et par CHARLES BEDEAUX aux États-Unis. Le camouflage était fait sous le couvert de « {Humanisme intégral, Humanisme économique, Trans humanisme, etc.} » par JEAN COUTROT et JEAN RIVAIN. La forme politique a été réalisée sous le couvert de « {l’anticommunisme et le nationalisme} », comme l’ont exprimé SALAZAR, FRANCO et les dirigeants fascistes correspondants de Bolivie, d’Argentine, etc. En France, les principaux agents de propagande étaient JEAN COUTROT Monarchiste), FRANCOIS HEKKING, (Ecole Polytechnique Monarchiste), JEANNE CANUDO (Théosophiste-Sataniste-Monarchiste) et JEAN RIVAIN (Action Française Monarchiste).

SYNARCHIE FASCISTE – CADRE RECRUTEUR FRANCAIS

 

HUSSON a souligné, comme il l’a fait de manière plus détaillée dans son rapport de 1945, que « la Synarchie est celle d’une {Société secrète supérieure}, par opposition à la forme de franc-maçonnerie, par exemple, qui est un type de » Société secrète inférieure « . }. » Le mode d’affiliation entre la Synarchie et le martinisme est le même, c’est-à-dire que chaque affilié reçoit deux numéros, le sien et celui de son agent de recrutement. Les milieux de recrutement des martinistes sont la haute industrie, la haute finance et l’aristocratie.

HUSSON a confirmé que c’est par le biais de SAINT YVES D’ALVEYDRE que PAPUS (GERARD ENCAUSSE) avait organisé le mouvement martiniste dans une synarchie. En 1921, VICTOR BLANCHARD crée une scission dans l’ordre martiniste. Les martinistes traditionalistes suivent l’orientation lyonnaise, tandis que BLANCHARD prend la tête de l’ORDRE MARTINISTE ET SYNARCHIQUE. En tant qu’ancien président de la Chambre des députés, BLANCHARD avait été dans une excellente position pour recruter au sein du gouvernement. De 1934 à 1944, M. CHEVILLON devient grand maître de l’ORDRE MARTINITE ET SYNARCHIQUE après avoir été recruté par JEANNE CANUDO. Ce fut la période d’une prise de contrôle complète du gouvernement français par l’ORDRE MARTINISTE ET SYNARCHIQUE. Les synarchistes, NAVACHINE et PETRERIMHOFF étaient également des recrues de haut rang martinistes travaillant avec les banques centrales.

Partout, au niveau international, les ordres martinistes ont été transformés en centres de recrutement pour la Synarchie. HUSSON a rapporté: « En conclusion, le Mouvement Synarchiste d’Empire (SME) est une société secrète politique de forme martiniste, probablement greffée sur l’Ordre Martiniste et Synarchiste}, créé à Paris en 1921; les membres fondateurs du SME ont en a emprunté le mode d’affiliation et une partie de leur terminologie, et a utilisé ses membres comme vecteurs de ses actions et de sa propagande dans les différents pays, du moins au début.  » Ensuite, HUSSON a ajouté une note de bas de page instructive: « La SME n’a jamais été dissoute par le gouvernement de Vichy, pas plus que l’Ordre Martiniste et Synarchique}. En conséquence, le nom de » Synarchie « n’est jamais apparu comme un ennemi au Journal officiel. L’Ordre Martiniste traditionnel, quant à lui, a été dissous par décret n o 1093 du 2 avril 1942 (Journal officiel n o 19, page 1418).  »

Lorsque, le 21 août 1941, le journal « L’Appel » publia ses premières révélations sur la Synarchie, M. PUCHEU, alors ministre de l’Intérieur (l’équivalent du procureur général des États-Unis) et grand synarchiste, émit un mandat d’arrêt contre les deux journalistes, CONSTANTINI et PAUL RICHE, qui avaient raconté l’histoire au public.PUCHEU a demandé à la force d’occupation allemande de les sanctionner sévèrement pour ces révélations qui « se sont immiscées dans la lutte contre le communisme ». HUSSON a insisté sur le fait que la forme française du fascisme n’était pas allemande mais du type latin « catholique » et portugais. Cela devient évident quand on découvre que le S.M.E. Le document PACT avait été écrit par les occultistes JEANNE CANUDO, VIVIAN DU MAS et ARMAND MONA, inspiré par Joseph de Maistre et Saint-Yves d’Alveydre. JEAN COUTROT l’a plus tard réorganisé pour son recrutement à l’Ecole Polytechnique de Paris.

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