La propagande vise à imposer une doctrine à tout un peuple.» Voilà ce que l’on peut lire dans Mein Kampf, le livre écrit par Adolf Hitler en 1924, alors emprisonné après son putsch manqué. Durant ses neuf mois de détention dans la forteresse de Landsberg, le futur maître du Reich a beaucoup réfléchi aux moyens de s’emparer des esprits et de diffuser ses thèmes de prédilection : le racisme, l’antisémitisme et la soumission à un seul et unique Führer. Toujours dans Mein Kampf, Hitler affirme œuvrer «pour des buts qui ne sont compris que d’une très petite élite». Et délivre sa méthode pour les atteindre : «L’art de tous les grands chefs populaires a toujours consisté à concentrer l’attention des masses sur un seul ennemi.» Car, précise-t-il «les grandes masses sont aveugles et stupides. (…) La seule chose qui soit stable, c’est l’émotion et la haine.»