Un Homme Libre : Meursault

Un livre m’a marqué à jamais. Je l’ai lu quand j’étais au lycée, avant de passer le bac, nous l’avons même étudié avec notre prof de français. C’est l’étranger d’Albert Camus, avec son héros Meursault.

 

Albert Camus voulait d’abord appeler son roman « un homme libre ». L’homme libre c’était Meursault, en Algérie. Je n’ai pas suivi l’exemple de Camus puisque Meursault montre sa liberté en tirant plusieurs fois un homme sur une plage. Suivant la tradition existentialiste qui disait que : « être libre c’est être disponible, c’est aussi tirer dans la foule, c’est faire l’acte gratuit ».

Les existentialistes anglo-saxons ont professé la même chose. Voyez le film « the fountainhead » suivant le roman d’Ayn Rand, quand l’actrice jette du haut de sa fenêtre du gratte-ciel une statue qui se brise et qu’elle a jeté car elle y tient plus que tout. Être disponible, c’est le secret de la liberté, ne pas s’attacher, à rien.

C’est parce qu’on s’attache à ses cigarettes et à la fumée, à ces gestes automatiques, au verre d’alcool de trop, au cul, à la consommation, à sa bagnole, à son match de foot, à son émission de télé réalité préférée, ou à d’autres choses, qu’on n’est plus libre parce qu’on n’est pas disponible.

Lisez l’étranger. Vous comprendrez comment un gamin de 16 ans a basculé dans la dissidence et le désir immodéré de la liberté. Ce gamin c’était moi. En le lisant vous aurez une autre idée de la liberté.

Algarath

 

 

 

 

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1 Commentaire
  • Jules
    Publié à 05:48h, 13 octobre Répondre

    Résister pour moi c’est déjà éviter de consommer ! Nourrir le système en payant la TVA à outrance … Non Merci !
    Je fais mes courses au marché en cash. J’évite autant que possible de nourrir le système … Le minimalisme est un acte de résistance !

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