Édifier, Tâche Utile je pense.

Je n’aime pas le verbe éduquer, j’aime le verbe ré informer. Je déteste le verbe critiquer vainement. J’aime la critique constructive, j’aime le verbe proposer, le mot débattre. J’aime au plus haut point le verbe éduquer. Faisons un peu de sémantique autour si vous voulez bien.

 

Il y a principalement quatre définitions, dont deux ne s’appliquent pas à mon propos, la troisième qui convient à moitié et la quatrième qui s’applique à la perfection :

 

  1. Bâtir, élever, construire quelque chose d’assez considérable : Édifier un temple.
  2. Composer, créer, fonder un ensemble assez important : Édifier une théorie.
  3. Littéraire. Exercer sur quelqu’un une influence morale salutaire par l’exemple ou par des paroles.
  4. Instruire quelqu’un, le renseigner et, en particulier, dissiper chez lui toute illusion sur un point quelconque: (Cet incident nous a édifiés sur ses intentions).

 

L’humble raison pour Algarath d’écrire sur ce site, c’est de renseigner, et de dissiper chez les lectrices et les lecteurs toute illusion sur l’état réel de leur liberté. Nous ne sommes pas bien sûr des esclaves tels ceux qui ont servis des maîtres aux siècles derniers, mais nous sommes des dominés. Nous pouvons être satisfaits de notre sort, mais il n’empêche que nous sommes dominés.

D’un certain point de vue c’est une domination douce. En réalité nous sommes exploités. On exploite notre travail, on exploite notre condition de consommateurs, on a exploité les vies de nos aïeux quand on les a envoyé à la guerre, que ce soit sous Napoléon ou au cours des deux dernières guerres mondiales.

 

Etre exploité implique une relation subie d’un dominant par un dominé. Savoir le plus précisément possible comment nous sommes dominés donne définitivement des clés pour se soustraire partiellement à cette domination, puisque notre domination est plus ou moins forte, et c’est parce que nous y contribuons à des degrés variables.

Je peux vous assurer que certains d’entre nous ont appris à s’affranchir partiellement de cette domination. Je peux vous assurer que moi, par  exemple, si je suis bien sûr dominé, j’ai réduit à un minimum très acceptable mon degré de domination. Je ne suis pas dominant car pour l’être on se donne la peine de naître dans les familles qui constituent la domination mondiale et qu’on fait partie de la superclasse.

À Rome il y avait les esclaves affranchis. Certains parce qu’ils étaient gladiateurs et qu’ils avaient mérité. Moi, fils d’émigré Polonais avec un père qui passa sa vie d’ouvrier pauvre, je m’en suis sorti par la méritocratie. Pas en servant des maîtres, mais en m’interrogeant, en m’édifiant moi-même ou en cherchant des maîtres pour m’édifier, parfois dans des livres, souvent dans des articles. J’ai acquis au fil de la première partie de ma vie, de 1949 à 2001, soit 52 ans, une certaine sagesse dirons nous qui m’a permis de comprendre dans quel monde nous vivons.

C’est ça que j’essaie de façon condensée de mettre à disposition de mes lectrices et lecteurs. Qu’ils l’accueillent ou non n’est pas de mon fait.

 

Algarath

 

 

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